
Il semble que le vent de l'austérité n'a pas encore soufflé sur les entreprises publiques de Tlemcen.En vérité, -et c'est peut-être le plus pénible-, celles-ci n'ont pas attendu une décision politique restrictive du gouvernement pour affirmer leur incapacité à gérer des projets d'envergure. Ces sociétés, qui avaient le vent en poupe pendant les fastes années de l'embellie financière, se morfondaient déjà dans des conflits internes.A l'image de la Starr, société de terrassement, d'aménagement et de revêtement routier qui, malgré les projets qui pleuvaient sur son plan de charges, a eu du mal à partir avec les revendications du syndicat de l'entreprise. Et là, c'est plus une histoire de gouvernance que d'austérité, sommes-nous tentés de dire.Curieusement, si les entreprises privées ne gardent pas leur langue dans la bouche pour «dénoncer cette politique de restriction décidée par les pouvoirs publics», leurs «cons?urs» publiques refusent toute déclaration à ce sujet. Et c'est toujours sous le sceau de l'anonymat que certaines langues se délient : «Ce n'est pas tant cette décision qui nous dérange mais, plutôt, le non paiement de notre dû après la réalisation des projets qui nous ont été confiés».Plusieurs entreprises se disent lésées par cette situation «dans le cadre du plan quinquennal, beaucoup d'entre nous ont été sollicitées pour réaliser des projets de développement local, mais au final, on n'a pas encore vu l'ombre d'un dinar, c'est plus que de l'austérité, c'est tout simplement une mise à mort pour ce qui reste des entreprises publiques», confesse le directeur général d'une société qui a pourtant pignon sur rue à Tlemcen.Cet état de fait a poussé quatre entreprises à la faillite d'où leur dissolution. Il s'agit, entre autres, de l'entreprise intercommunale de travaux (ECT), de la société d'études et de réalisation électrique (Serelec), du groupe boissons Algérie (GBA) et de la société nationale des industries chimiques (Sodige).Officiellement, les entreprises qui continuent d'exister, malgré les plans de restructuration planifiés, ont encore un avenir rassurant. En ce sens que les projets inscrits, comme des écoles, des centres de santé sont toujours retenus. Ce qui fait croire que le vent de l'austérité n'a pas encore soufflé sur les entreprises publiques de la wilaya de Tlemcen. En apparence seulement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com