
Les informations, publiées récemment dans la presse concernant le marasme qui affecte la vie quotidienne des jeunes des daïras de Remchi, Hennaya, Honnaïne et Fellaoucène qui éprouvent de grandes difficultés pour un éventuel recrutement, des pratiques jugées discriminatoires à l'Agence de l'emploi de Remchi, ont apparemment suscité une réaction du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale. Ainsi, une commission d'enquête, composée de trois inspecteurs, a été dépêchée ces jours-ci à l'Agence de l'emploi (ANEM) de Remchi où elle doit faire des investigations approfondies sur tous les recrutements suspects, et des dépassements à cette agence censée résorber davantage le problème du chômage dans ces localités situées au nord de Tlemcen, apprend-on de sources sûres. Selon nos sources, le ministère de tutelle est bel et bien décidé à assainir l'Agence de l'emploi de Remchi. Il faut rappeler dans ce contexte, que des jeunes chômeurs (filles et garçons) inscrits dans le programme du pré-emploi ont, à plusieurs reprises, observé des sit-in devant le siège de cette agence située au centre-ville de Remchi où les recrutements se font essentiellement dans des conditions opaques, pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la manière avec laquelle sont octroyés les contrats de travail, ainsi que la gestion des milliers de dossiers déposés par les jeunes chômeurs qui postulent, depuis des années, pour un hypothétique poste d'emploi ont à chaque fois dénoncé l'injustice en matière de recrutement, le favoritisme et les passe-droit et surtout l'ouverture de postes budgétaires auprès des nombreuses entreprises économiques implantées dans cette région.
Une région qui, rappelons-le, à toutes fins utiles, a bénéficié de plusieurs importants projets et des enveloppes financières colossales. A chaque regroupement, ils ont réclamé une commission d'enquête dans la procédure de distribution des postes. Certains sont inscrits depuis plus de six années sans bénéficier de la moindre offre, d'autres munis de leurs cartes bleues, garantissent leur inscription depuis 2002. A noter, que depuis 2008, l'Etat a mis en place de nouvelles mesures pour favoriser le recrutement des jeunes demandeurs d'emploi.
Des primes mensuelles de 12 000 DA, de 6 000 à 8 000 DA et de 4 000 DA sont ainsi accordées aux jeunes bénéficiaires, respectivement des CID, CIP et CFI. L'Etat s'est en outre engagé à aider les employeurs qui recrutent ces jeunes en versant une partie de leurs salaires et en assumant les frais de sécurité sociale sur une période de 3 ans.
Les jeunes diplômés des universités (licenciés et techniciens supérieurs) sont censés également bénéficier d'un contrat d'insertion des diplômés (CID) avec une prime mensuelle de 12 000 DA. La période d'insertion varie d'une à deux années selon les secteurs où sont insérés ces jeunes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Boumediene
Source : www.lequotidien-oran.com