« Seul 1 médecin sur 5 est affilié au Conseil »
Le Professeur Mohamed Slami, cardiologue, président du conseil régional de l?ordre des médecins de la région de Tlemcen et ancien président de la commission santé à l?APW de Sidi Bel Abbès, revient dans cet entretien sur les difficultés et conflits qui minent le conseil de l?ordre. Entretien. Tout d?abord, Professeur Slami, qu?en est-il du fonctionnement de l?ordre de Tlemcen depuis l?élection de son conseil régional en mai 2006 ? Je ne vous le cache pas, depuis cette date on est confrontés à des difficultés d?ordre logistique en raison de l?attitude incompréhensible du président sortant qui refuse, à ce jour, de nous remettre les archives et les clés du siège de l?ordre. Pourtant, les instances habilitées -ministère de la Santé et le conseil national- ont définitivement tranché en notre faveur. Le conseil fonctionne, depuis, par la bonne volonté des membres du bureau. Malgré ces entraves nous avons procédé depuis mai 2006 à l?inscription de plus de 250 nouveaux médecins au tableau de l?ordre. Justement, un nombre important de médecins n?est pas inscrit au tableau de l?ordre, selon des sources concordantes ! C?est normal ! Parce que l?ancien conseil n?a pas fonctionné normalement durant de longues années. Moins de 20% des médecins en exercice ne sont pas inscrits au tableau car on a trop longtemps délaissé cet aspect fondamental. Le plus grave, c?est qu?aux yeux de la loi, un médecin dont le nom n?est pas porté au tableau de l?ordre est un médecin qui travail dans l?illégalité. Nos efforts devront d?ailleurs, à l?avenir, être orientés vers une meilleure organisation de la profession qui, ne l?oublions pas, est une fonction des plus nobles. Nous croyons savoir que la commission de discipline a eu à traiter de nombreux cas... C?est malheureux de le dire, mais la seule structure qui fonctionne normalement au sein de l?ordre c?est la commission de discipline. On a réglé beaucoup de problème concernant les questions disciplinaires à Tlemcen. Dans la plupart des cas, nous avons favorisé le dialogue pour régler ces problèmes. On ne tient surtout pas à fragiliser encore plus la corporation. On a traité jusque-là une dizaine de cas que je peux qualifier de difficiles. Toutefois, la moitié de ces cas ne concerne pas directement l?ordre. Ce sont des médecins convoqués par l?autorité judiciaire et qui viennent nous voir pour les épauler. Par solidarité, nous sommes certes tenus de les assister. Mais, il faut qu?on comprenne une chose essentielle : l?ordre veille avant toute autre chose à la préservation de la profession, elle-même. C?est dans cet esprit là que le conseil a décidé d?organiser le 3 mai prochain une journée régionale sur la déontologie médicale. Des confrères, des médecins légistes, des magistrats et des avocats prendront part à cette rencontre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M. Abdelkrim
Source : www.elwatan.com