
Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, était clair, ferme et catégorique, lundi dernier, avec les cadres de son secteur des wilayas de Naâma, Bechar, Tlemcen et El Bayadh. Le représentant du gouvernement, qui a présidé une réunion de travail au siège de la wilaya de Tlemcen, a mis l'accent sur la nécessité d'une véritable politique d'entretien des routes. Pour Ouali, l'Algérie a énormément investi dans le secteur depuis l'arrivée du président Bouteflika à la tête de l'Etat, rappelant, dans ce sens, que le volume des investissements dans ce domaine dépasse les 5.500 milliards de dinars.« Plus de la moitié de ce montant a été consommé dans les réalisations, sans pour autant penser à l'entretien », a-t-il souligné, précisant que le développement des régions passe par la réalisation et l'entretien des routes. Cette politique décidée par le ministère vise à offrir aux usagers de la route un niveau satisfaisant de confort et de sécurité. « Il faut, a-t-il insisté, un entretien satisfaisant des ouvrages d'art, des routes, des pistes d'atterrissage, des équipements de signalisation et de sécurité afin de garantir la pérennité du patrimoine routier. » Le ministre a, en outre, indiqué que le secteur a réalisé de nombreuses routes sur des milliers de kilomètres, et qu'il n'est nullement question de laisser ces infrastructures se détériorer. « J'ordonne la mise en place immédiate d'un programme de renforcement coordonné à travers tout le pays », a révélé Ouali, avant d'enchaîner : « J'exige des rapports quotidiens sur chaque tronçon routier entretenu. » Rappelant que le « pays dispose d'un réseau routier important, dont 23.000 kilomètres de nouvelles réalisations y compris l'autoroute Est-Ouest », il dira que « sans entretien permanent, on finira par perdre ce patrimoine ». « Il y a lieu de savoir, dira-t-il à l'adresse des responsables qu'il appelle à la mobilisation, que l'entretien demeure la base de notre mission ».Annonçant une révision des cahiers des charges, Abdelkader Ouali indique qu'aucune entreprise ne sera retenue si elle ne se soumet pas aux règles des cahiers des charges. « L'outil national doit être requalifié pour être à la hauteur, et le secteur doit se professionnaliser », dira-t-il, tout en mettant en garde les directeurs des travaux publics sur tout éventuel dépassement dans la gestion. « Le secteur bénéficie annuellement d'une subvention estimée entre 30 et 50 milliards de dinars. Cet argent doit être investi dans les normes et là où il faut », a-t-il souligné.Avant de clore son discours, le ministre des travaux publics a appelé à plus de rigueur dans la réalisation des travaux et au respect des délais.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Medjahdi
Source : www.horizons-dz.com