
Connexion. Mohamed El Ghazi, ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, vient d'annoncer à partir de Tlemcen où il était en visite, la «préparation d'un Salon international des entreprises naissantes en technologies de pointe». Le but, a-t-il ajouté, est «d'informer sur ce domaine d'investissement prometteur». L'importance d'une telle décision n'est plus à prouver. La révolution numérique qui est en cours dans le monde, ne laisse aucun choix aux pays. S'adapter ou se soumettre. Les plus avancés dans les technologies de l'information et de la communication (TIC) se préparent actuellement à leurs retombées parmi lesquelles le «revenu universel garanti». Pour faire simple, il s'agit de l'intelligence artificielle qui va «travailler» pour et à la place de l'homme. Sans aller jusqu'à exposer tous les tenants et aboutissants de cette révolution, il suffit de se contenter de quelques exemples de la vie courante pour se rendre compte de la vitesse et de la force de la «marée» qui s'annonce. Notre administration connaît de substantiels changements grâce à la numérisation de ses moyens. Pourtant, nous n'en sommes qu'au début et beaucoup reste à faire. A la grande satisfaction des citoyens qui obtiennent leurs documents par un simple clic, succède une série de mesures qui ne tarderont pas à apparaître. Le monde change de rythme. Il va de plus en plus vite. Ce n'est pas par hasard qu'on parle de «temps réel» par opposition au «temps différé» de l'époque de la diligence. Le monde est également de plus en plus «intelligent», de plus en plus «innovant». Dans tous les domaines. Economique, social, sécuritaire et même politique. Pas une usine, pas un service ne sera épargné par la déferlante numérique. Pendant ce temps, où en est-on dans notre pays' Dans la production de systèmes' De programmes' D'applications' De protections' Le moins que l'on puisse dire est que nous avons un petit retard à rattraper. Non seulement par manque de compétences, mais aussi et surtout par les résistances au changement. Par un certain conservatisme au service des petits égoïsmes. Il est question aujourd'hui chez nous de «déconnecter» notre économie des hydrocarbures. De diversifications par la création d'entreprises tous azimuts. C'est ce qui semble être enclenché. Sauf que la nature de l'entreprise n'est pas précisée. Un exemple basique. Créer un hôtel à «l'ancienne», c'est-à-dire à attendre que le client découvre «accidentellement» son existence est impensable aujourd'hui. Nous sommes à l'heure de la réservation et du paiement en ligne. Combien d'hôtels sont-ils, sur ce point, aux normes' Comment comparer les prix, les prestations fournies' Comment savoir si la région que l'on veut visiter dispose d'un hôtel' Le plus petit hôtel tunisien est «connecté». On peut multiplier les exemples. Combien d'institutions sont mises en ligne chez nous' Pourquoi ne le sont-elles pas toutes' Le jour où sera levée cette «hypothèque», notre économie prendra son envol. Et le salon promis par El Ghazi prendra tout son sens!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouhir MEBARKI
Source : www.lexpressiondz.com