Qu’est-ce qui fait la force de ce club ?
Sans faire de bruit, ni de tapage médiatique, le Paradou Athlétic Club est en train de se faire, doucement mais d’une manière organisée et rationnelle, une place au soleil dans notre football. Créée en 1994, soit, il y a à peine 12 ans, cette formation en est à son deuxième exercice au plus haut palier national.
La légende veut que cette association ait été montée sur un «coup de tête» de son président, M. Zâatchi, un riche industriel, qui, vexé de voir son rejeton de fils exclu des rangs du Hydra AC, le team du quartier voisin du Paradou, s’était juré de faire du PAC un club qui dépassera en standing le HAC.
Pour un coup d’essai, ce fut un parfait coup de maître ! Réalisant accession sur accession, le PAC s’est retrouvé très vite en Nationale 1, laissant très loin derrière lui le HAC ! Pour une première au sein de l’élite, c’est à une très honorable huitième place que le PAC échoua.
A l’orée de cette saison, et certes, s’il est encore un peu trop tôt pour nous prononcer sur les réelles capacités des banlieusards algérois, nous pouvons déjà avancer que ceux-ci ne seront pas très loin des premiers à l’issue de l’épreuve en cours.Pourtant, et en regardant de plus près la liste de son effectif, le PAC n’est pas truffé de «joueurs-vedettes». C’est à peine si nous avons entendu parler de Djediat, un élément qui a brillé la saison passée, et du seul apport plus ou moins coté de cet exercice, à savoir Benmoussa, un jeune tlemcénien qui fait encore ses classes. A ce sujet, il est à parier que les primes totales versées à tous les joueurs du PAC équivalent tout juste celles d’à peine... deux sociétaires-étoiles du... MC Oran, par exemple ! Un MCO qui vient, précisément, de se faire, proprement, surclasser par ce même PAC, et ce, après que ce dernier eut tout bonnement étrillé le WA Tlemcen !!! De plus, en la personne de Bouhelal, un jeune technicien de 40 ans, nous ne pouvons pas dire aussi que le PAC a un entraîneur qui «crève l’écran» tels certains de ses collègues ! En plus de ne pas avoir du tout de supporteurs, le Paradou ne peut pas être accusé également de recevoir les «phénoménaux» subsides de l’Etat dont bénéficieraient la JSK, le MCA ou l’USMAl et qui se chiffreraient à des «dizaines de milliards», comme le clament, et ce, pour justifier leur incapacité à générer des richesses (pour leur club, bien sûr !) nombre de présidents de notre connaissance.
Alors où donc réside la force du PAC ? A priori, elle se trouverait tout bêtement dans l’intégrité, le sérieux, l’abnégation mais surtout le professionnalisme de ses dirigeants. C’est toute une administration rôdée, et au sein de laquelle chacun a une tâche bien délimitée, qui est derrière le boss et son bureau. Tout ce beau monde veille à ce que tout soit parfait dans tous les rouages de l’association. Tout ce qui fait la force d’un club professionnel, c’est à dire la gestion, les finances, le sponsoring, le recrutement des joueurs et des techniciens, les contrats, les déplacements, les équipements, etc., est méticuleusement pris en charge par des personnes exercées à la fonction. Même l’outil primordial de travail, le stade en l’occurrence, a été repensé.
C’est ainsi que l’arène sportive de Hydra a été entièrement rénovée aux frais du club et qu’elle sera très prochainement opérationnelle pour le grand bien des athlètes.
Il ne fait aucun doute que ce club qui se déclare non-amateur, et ce, de par ses propres statuts, ira très loin!
Au fait, qu’est-ce qui empêche nos «grands» clubs de l’Ouest, eux qui sont beaucoup plus anciens et de plus grande notoriété que le Paradou AC, de l’imiter dans son organisation?
Ça, nous le savons mais nous le garderons pour nous !
N. Benfreha
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com