L'été Algérien est entré dans sa phase très festive pour nous gratifier de ses soirées culturelles. Pas moins de cinq festivals de musique se donnent le ton à l'Est, au centre et à l'Ouest du pays. Qu'a cela ne tienne, celui de Timgad a débuté sous les feux d'artifices, avec une pléiades de vedettes internationales, de l'oriental à l'occidental en passant par des rythmes folkloriques venus des vertigineuses chaînes andéennes. Une magnifique voyage virtuel avec tapis magique survolant tout le territoire national. Le Casif de Sidi Fredj se distingue avec le retour de l'enfant terrible Cheb Mami, le prince du raï s'est remis en scène pour enflammer un public qui lui manquait tant. Double Canon, égal à lui-même dans son rap donne le tournis. Autant d'attractions qui ne manquent pas de déroger à la tristesse hivernale. Dans le programme d'été concocté pour la circonstance par les services de la culture il y a place pour toutes les sensibilités du terroir, les levées de rideau ou tête d'affiche sont d'abord algériens. Les Guest –Star parcimonieusement invités découdront avec leur pairs algériens sur un répertoire local. On a vu souvent rejaillir la flamme d'un vieux volcan qu'on croyait éteint : Les airs de Dahmane El Harrachi, El Anka drapés dans de nouveaux arrangements musicaux des Gypsies se confondent dans un rythme endiablé qui met le feu sur scène. Tout le monde en piste, des milliers de jeunes se défoulent sur les esplanades de la capitale, dressés pour la circonstance. Riad El Feth pour la fête nationale de la jeunesse s'est transformée en arène pour rappeurs. La fête de l'été à commencé avec fracas, les longues processions nuptiales, fêtes et mariage ajoutés aux «maoussem» font un magnifique cocktail bien de chez nous. Le choix est large, dans l'arrière pays, il y a aussi de la joie le chapiteau des seigneurs, ((Kheima des nobles) fantasia et Diwan sont là aussi pour donner à l'été ce qui manquait à l'hiver. On sera vite édifié sur l'ampleur de ces grands rendez vous culturels qui viennent en support rehausser le prestige de Tlemcen comme capitale de la culture d'un patrimoine universel.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Bentaleb.
Source : www.horizons.com