
C'est un véritable réquisitoire contre le système politique en place qu'a prononcé le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, lors d'un meeting animé hier après-midi à la maison de la Culture Abdelkader-Alloula de Tlemcen.«Les inégalités sociales, l'injustice, la corruption, la dilapidation des deniers publics et le système rentier ont poussé les Algériens à se sentir étrangers dans leur propre pays», a-t-il affirmé, ajoutant qu'«il existe malheureusement des Algériens de première catégorie et d'autres de deuxième ou troisième catégorie». Abordant les prochaines élections et ceux qui appellent à leur boycott, il mettra en garde ses militants et les citoyens contre cette option car, selon lui, «le boycott ne servira que le pouvoir en place et une forte participation permettra de déjouer la stratégie des rentiers et de tous ceux qui se sont enrichis sur le dos du peuple et voudront se maintenir». «Notre arme, c'est notre bulletin de vote, et si d'ici le jour du scrutin apparaissent des signes de fraude ou d'utilisation des moyens de l'Etat au profit de certains partis politiques, nous appellerons nos militants à rester chez eux le jour du scrutin». Pour Moussa Touati, «c'est là l'un de nos moyens pour dénoncer la fraude de manière pacifique afin de prendre à témoin l'opinion publique nationale et internationale». Il évoquera les signes annonciateurs de favoritisme d'un parti au détriment d'un autre parti politique en affirmant : «Si les candidats de certains politiques ont déjà bénéficié de leur mise en disponibilité par l'administration, à ce jour les nôtres sont toujours dans l'attente et sont donc handicapés pour se consacrer à leur campagne électorale». Il évoquera ensuite la dernière visite du Premier ministre français en Algérie qu'il considère «comme une ingérence flagrante». Il conclura en mettant en garde l'administration et ses relais «contre le détournement de la souveraineté du peuple, et si la fraude est constatée nous mettrons le pouvoir devant ses responsabilités». Pour Moussa Touati, «les membres de la commission de surveillance des élections devraient être élus par le peuple. Le fait qu'elle soit nommée, elle perd de facto de sa crédibilité».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B Soufi
Source : www.letempsdz.com