Imama, Bouhanak, Oujelida, Chetouane,
Koudia… sont des petites agglomérations périphériques nées après l'éclatement
ou la fragmentation spatiale de la ville de Tlemcen. Mais ces nouveaux espaces
urbains censés créer de nouvelles conditions d'habitat des populations
souffrent de problèmes d'un autre ordre, de manque des équipements
d'accompagnement et d'espaces verts, d'inondation des caves, d'absence
d'assainissement, de défectuosité de la voirie et de problème d'éclairage
public. La banlieue a été le cadre de la réponse à la crise du logement, mais a
porté en germe ses propres failles et ses propres faillites. Et justement, 30
ans plus tard, on ne peut que constater les dégâts dans ces grands ensembles
urbains, notamment la cité Haï Nassim située dans le grand quartier de Imama
(commune de Mansourah) où les habitants de cette cité de 1079 logements assistent
impuissants à la dégradation de leur cadre de vie. Il ne se passe en effet
presque aucun jour sans que des citoyens manifestent leur mécontentement face à
cette situation déplorable à plus d'un titre. A cet égard, il convient de
signaler l'état de certains blocs gérés par l'OPGI qui n'ont plus de sens et
suintent la tristesse et l'abandon. Les caves inondées par les eaux pluviales
et usées dégagent des odeurs désagréables en plus d'être envahies par les rats
et les moustiques.» Ces odeurs sont tellement répugnantes qu'il faut se boucher
le nez et fermer portes et fenêtres pour éviter de les sentir», a indiqué un
locataire au moment où l'on s'attelle à redorer le prestige de la ville de
Tlemcen, et ce, à l'occasion de l'évènement culturel «Tlemcen, capitale de la
culture islamique en 2011».
Le
mal-vivre ronge les citoyens de la cité Haï Nassim. Les touristes qui viendront
visiter Imama auront à apprécier les difficultés de la vie des citoyens de
cette banlieue qui est une réalité mais pas une fatalité. Quant au décor
urbain, c'est plus qu'un lifting, c'est une véritable opération de chirurgie
esthétique qui s'impose: rues défoncées, trottoirs impraticables, bâtiments mal
entretenus, crues et flaques éparses lorsqu'il pleut, réseaux d'assainissement
sous dimensionnés, mauvaises conditions d'évacuation des eaux pluviales,
façades lugubres et décrépites... Aujourd'hui plus que jamais, Haï Nassim, de
par son «standing architectural», son évolution démographique et
socioéconomique, nécessite une sérieuse mobilisation, d'abord des services de
l'OPGI, des pouvoirs publics et ensuite des élus.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Khaled Boumediène
Source : www.lequotidien-oran.com