Tlemcen - Cheikh Hadj Larbi Bensari

Maître Larbi Bensari, l’enchanteur de Tlemcen (1867–1964)



Maître Larbi Bensari, l’enchanteur de Tlemcen (1867–1964)
Figure légendaire de la musique arabo-andalouse, Cheikh Larbi Bensari incarne l’âme vivante du patrimoine musical de Tlemcen. Virtuose du rebab et maître incontesté du gharnati, il a su préserver avec élégance et transmettre avec passion les subtilités du hawzi, du madh et des noubas. Sa mémoire musicale, composée de plus de 600 pièces, continue aujourd’hui d’inspirer musiciens, chercheurs et mélomanes.

De Tlemcen à Paris, jusqu’au Caire, sa voix et son génie ont fait rayonner l’Algérie sur les plus grandes scènes internationales, notamment lors de l’inauguration de la Tour Eiffel en 1889, où il joua du rebab au premier étage — un instrument historique toujours conservé au sein de sa famille.

À l’occasion du 61ᵉ anniversaire de sa disparition (1964–2024), un vibrant hommage lui a été rendu à la bibliothèque de lecture publique Mohammed Dib, à travers une conférence richement documentée, présentée par son petit-fils, Monsieur Omar Triqui.

Ancien cadre dirigeant de Sonatrach, M. Triqui Omar n’est pas seulement le dépositaire d’un héritage artistique prestigieux : il est aussi un homme de rigueur et de vision, qui a marqué l’histoire industrielle de l’Algérie. Originaire de Tlemcen, il a su allier compétence technique, sens du devoir et fidélité aux valeurs nationales pour contribuer durablement au développement stratégique du secteur des hydrocarbures. Son parcours exemplaire fait écho à celui de son grand-père : chacun, dans son domaine, a su servir l’Algérie avec excellence.

Mais comme le fait justement remarquer Allal Bekkaï, une zone d’ombre persiste :

« Contrairement à son disciple Hadj Abdelkrim Dali, la fondation Cheikh Larbi Bensari tarde à voir le jour. Pourquoi ? »

Un manque d’institutionnalisation regrettable, renforcé par l’absence de gestes symboliques, comme le souligne encore Bekkaï :

« Il manquait hier une musique d’ambiance dédiée à Cheikh Larbi Bensari et à son fils Cheikh Redouane. C’est dommage. »

Cheikh Larbi Bensari, au-delà des partitions et des souvenirs, mérite une reconnaissance pérenne. Non seulement pour son œuvre, mais pour ce qu’il représente : une mémoire vivante de la culture algérienne, enracinée à Tlemcen, et tournée vers l’universel.

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