Madjid Naït Kaci, 61 ans, est présent, à travers ses 'uvres, à l'exposition «La photographie, 50 ans d'âge », qui se tient, jusqu'au 30 octobre, au palais de la culture d'Imama, à Tlemcen.
Il expose avec une trentaine de photographes, ceux qui ont marqué cet art depuis l'indépendance du pays. «J'ai rejoint le journal El Moudjahid en octobre 1969. J'ai été recruté en tant que télexiste. Après le service national, j'ai été encouragé par Mokhnachi et Khedouci à rejoindre le laboratoire photos où j'ai travaillé pendant deux ans. J'ai acheté un appareil photo ensuite, et j'ai entamé la réalisation de petits reportages», se rappelle Madjid Naït Kaci en rendant hommage à ses deux maîtres, Abdelkader Khedouci et Mohamed-Seddik dit Lazhar Mokhnachi. Les deux photographes ont quitté ce monde presque à la même période, en 2004. «Plus ancien que moi dans le métier, Ali Boukhenoufa m'a aussi beaucoup aidé à faire de la photo», insiste Madjid Naït Kaci.
Ali Boukhenoufa, qui participe à la même exposition, a exercé à El Moudjahid de 1972 à 1987, a rejoint ensuite Batna, sa région natale, pour travailler en tant que rédacteur en chef de l'Agence de photographie de l'information (API). Madjid Naït Kaci a côtoyé aussi Madjid Yacef, Ali Bennour, Saïd Sellami' Le regroupement d'El Moudjahid et Algérie-Actualité a fait que les photographes se soient retrouvés au même service sous la direction de Saci Haddad, le pionnier de la photographie de presse en Algérie. Saci Haddad a notamment réalisé des reportages en Afrique. Des clichés que le public algérien n'a pas encore vus.
En 1990, Madjid Naït Kaci quittait El Moudjahid pour faire un passage à El Watan avant de rejoindre l'équipe de Hafid Chibane qui a, à la faveur de l'ouverture médiatique de l'époque, lancé un journal sportif, Maghreb Sport, puis Algérie Sport et enfin L'Opinion, quotidien qui a malheureusement disparu. Toujours attaché à son métier et à sa passion, Madjid Naït Kaci a entamé une nouvelle carrière en free-lance surtout dans le domaine des sports. «Là, je collabore avec Planète Sport, dirigé par Hamou Belahmar. J'adore être sur le terrain. Je suis attiré par le Sud aussi. D'ailleurs, je prends beaucoup de clichés dans le Sahara, j'adore les paysages», confie le photographe, primé dans les années 1980, pour la meilleure photo sportive. Le plus beau souvenir ' «J'en ai beaucoup ! », réplique-t-il.
Toujours souriant, Madjid Naït Kaci est apprécié de tous ses collègues pour son calme, sa générosité, sa modestie et sa capacité intacte d'aider l'autre. «Je ne sais pas si je déteste quelque chose. Mon tempérament est comme ça. J'évite de m'énerver en faisant ce métier'», dit-il. Il appelle à aider et à prendre en charge les jeunes photographes. «La relève existe ! », insiste-t-il. Madjid Naït Kaci envisage d'exposer ses photos inédites, lui qui n'a jamais pris part à une exposition en Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Métaoui
Source : www.elwatan.com