
Entrepreneurs de père en fils, les Mansouri peuvent se targuer d'avoir réalisé des projets d'envergure dans la wilaya de Tlemcen dont -une première- des tribunes de stade aux normes internationales (nouveau stade de Maghnia, à titre d'exemple).Le fils, M'Hamed, 46 ans, qui a pris le relais, emploie jusqu'à 150 ouvriers toutes catégories dans ses chantiers. «Mon père était conducteur de travaux chez Bouygues en France dans les années 1960. J'ai hérité de cet amour du métier à l'âge de 20 ans. Aujourd'hui, après 25 ans dans l'entreprise, je peux dire que tous mes projets ont été livrés dans les délais, je n'ai jamais reçu de mise en demeure, ni résiliation de contrat ou quoi que ce soit.Cependant, je commence à me démotiver parce qu'à l'heure actuelle, dans les soumissions, on a tendance à privilégier le «moins disant» au «mieux disant», et ce n'est pas normal. Avec ce choix, on risque de perdre la qualité et le temps», dit M'Hamed avec amertume. Il s'enorgueillit d'être le premier à avoir posé le pavé en Algérie et conçu le meilleur boulevard avec pavé à Marsat Ben M'hidi. «J'ai reçu plusieurs félicitations», dit-il. «Mais, je suis frustré. De nos jours, on donne l'argent aux jeunes sans expérience, et pour nous, on exige 1 milliard de centimes de cautionnement.Aujourd'hui, je soumissionne avec les entreprises issues de l'Ansej, des entreprises sans aucune connaissance du métier qui ignorent totalement la qualité du ciment. Les bricoleurs nous ont cassés, c'est malheureux». Mais, le plus grand souci de M. Mansouri, c'est le manque de main d'?uvre: «Nous manquons de bras et l'ANEM ne nous pourvoit pas en main d'?uvre, c'est un véritable problème».Et de s'interroger: «Pourquoi ne pas autoriser la main d'?uvre étrangère'» Pour celui qui a construit des lycées, des commissariats de proximité, des immeubles (au profit de la DGSN, DLEP, DJS, OPGI) : «On n'a pas besoin de grandes sociétés étrangères, on a seulement besoin de main d'?uvre capable de réaliser les gros ?uvres et qu'on mette en prison les entrepreneurs dont les projets ont été résiliés». Le défi de Mansouri, aujourd'hui, c'est de s'attaquer à l'art du plâtre et de la sculpture. Une spécialité importée jusqu'ici du pays voisin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com