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Lutte contre le commerce informel Des échauffourées à Tlemcen



Lutte contre le commerce informel Des échauffourées à Tlemcen
Pris de panique, les commerçants dont les locaux sont situés aux alentours du marché ont baissé rideau et la circulation automobile a été déviée. Plusieurs manifestants ont été interpellés et le marché demeure quadrillé par un important dispositif policier.Des échauffourées ont éclaté, mardi, à Tlemcen au moment où les services de police tentaient, lors d'une opération coup-de-poing déclenchée tôt le matin, de déloger les commerces informels implantés au marché de détail de fruits et légumes situé au centre-ville près de la Grande mosquée.
Les jeunes se sont énergiquement opposés à leur délogement en jetant des cailloux contre les forces de l'ordre et en brûlant des pneus. Pris de panique, les commerçants dont les locaux sont situés aux alentours du marché ont baissé rideau et la circulation automobile a été déviée.
Cinq personnes ont été blessées, dont un policier, et une cinquantaine de manifestants ont été interpellés. La campagne de lutte contre le commerce informel a également touché dernièrement la commune de Mansourah où une centaine de jeunes marchands qui gravitaient autour du marché d'Imama ont été délogés, libérant la surface précédemment occupée pour la restituer à la circulation piétonne et permettre la réalisation de nouveaux espaces verts.
La plupart des indus occupants ont bénéficié d'une affectation au niveau du nouveau marché de fruits et légumes érigé à 150 mètres de là. C'est sans couac que l'opération en question s'est déroulée, mobilisant d'importants moyens humains et matériels de l'APC avec le concours des services de la Sûreté nationale et de la Protection civile. L'opération engagée dans la zone urbaine de Tlemcen a permis jusque-là de démanteler une soixantaine de lieux de vente illicites occupés par des tentes et baraques de fortune qui proposaient des produits douteux pour la santé publique (cosmétiques, fruits, jouets, vêtements, chaussures, portables, etc.). Cependant, dès la baisse de vigilance des services de police, les jeunes chassés de ces lieux y retournent comme c'est le cas à Sidi Hamed ou Bab Sidi Boumédiène où les piétons ont mille difficultés pour arpenter cette rue occupée à longueur de journée par des tables de fortune proposant une panoplie de produits de consommation.
B. A.
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