
La candidate du Parti des travailleurs pour la présidentielle du 17 avril, Louisa Hanoune, signe et persiste pour son projet de deuxième République.À Tlemcen, lors du rassemblement populaire organisé hier à la maison de la culture Abdelkader-Alloula, elle a de nouveau réitéré, devant plusieurs centaines de ses militants, son projet de société en soulignant "qu'il s'agit là, à travers cette revendication, de redonner la parole au peuple, celle-là même qui lui a été confisquée durant un demi-siècle par le parti unique au pouvoir qui s'est accaparé de toutes les commandes déniant au peuple toutes les formes de liberté d'expression et d'exercice de ses droits démocratiques jusqu'à ne reconnaître que son hégémonie politique sur la masse laborieuse".Elle a ajouté que son programme prévoit de nouvelles consultations avec la dissolution de l'Assemblée nationale "qui ne détient aucune légitimité populaire" et des élections locales "pour permettre au peuple de pouvoir, pour la première fois, choisir librement ses représentants". Louisa Hanoune a abordé, lors de son discours d'une heure environ, de nombreux thèmes d'actualité dont la venue à Alger de l'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, et du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, qu'elle juge "inopportune à la veille du scrutin présidentiel", indiquant dans ses propos "que l'ingérence étrangère que nous avons maintes fois brandi se précise davantage avec la bénédiction des dirigeants actuels d'internationaliser les problèmes internes propres à l'Algérie. Il y a anguille sous roche".Après avoir rendu hommage à Messali Hadj dont elle dira "qu'il demeure à jamais le père du nationalisme et le novateur de la concorde civile", la candidate du PT a déclaré à plusieurs reprises que le scrutin du 17 avril "va se dérouler dans des conditions particulières en fonction de la situation géostratégique régionale et internationale, car à nos frontières couve la menace".Elle a aussi évoqué la tragédie nationale "qui a coûté la vie à des milliers de nos jeunes que l'on veut de nouveau traîner dans la boue par ceux qui, sans ambages, se disent engagés dans le processus de continuité et de stabilité, alors qu'en réalité, leurs desseins inavoués sont ailleurs, c'est-à-dire dans la préservation de leurs privilèges pour faire perdurer la corruption, l'injustice et le détournement des deniers publics". Louisa Hanoune a aussi parlé de l'emploi, de la condition de la femme dont, a-t-elle dit, le code de la famille actuel ne défend pas ses droits, du secteur industriel et des entreprises fermées ayant fait perdre des milliers de postes de travail, de la situation des jeunes de Maghnia qui s'adonnent au trafic de carburant car n'ayant aucun débouché que l'Etat aurait dû prévoir pour eux et qu'il n'a pas fait, du Maghreb arabe qui doit unifier les économies des pays de la région unis par le même destin, de la langue amazighe que le PTa inscrit comme seconde langue nationale.B. ANomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B ABDELMADJID
Source : www.liberte-algerie.com