
L'année 2015 a été caractérisée par de nombreuses décisions dans le domaine de l'habitat, de l'urbanisme, des travaux publics et de l'aménagement du territoire.Dans un autre domaine, il y a lieu de noter la poursuitea de la politique de débidonvillisation avec notamment l'éradication du bidonville de Aïn Naâdja abritant 4000 familles.A noter aussi la décision de maintien de la politique de l'investissement public malgré la baisse des prix pétroliers même si toute cette actualité est contrebalancée par le ralentissement de certains projets comme la construction des CHU, voire d'autres chantiers, d'où un paradoxe dans la politique du gouvernement. Il y a aussi la décision de procéder au gré à gré pour certains projets ou d'appels d'offres internationaux pour la conclusion de marchés dans les travaux publics.D'un autre côté, il y a eu le lancement d'une usine algéro-espagnole de panneaux de logements préfabriqués dans le but de réaliser des économies et de hâter la réalisation des habitations et la poursuite de réalisation des programmes LPP et Aadl avec des souscripteurs qui ont choisi leurs sites alors que le gouvernement cherche des solutions au problème du foncier.Ces initiatives interviennent dans une conjoncture difficile marquée par la chute du prix du pétrole comme l'a souligné, début décembre, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui à Tlemcen. Il a ajouté que la dynamique d'investissement née d'une nouvelle vision du développement est susceptible d'enclencher la croissance dans cette conjoncture. Selon cette vision, il incombe aux responsables locaux de chercher de nouveaux moyens de financement des projets de développement et à ne pas compter seulement sur la manne de l'Etat.Malgré ces restrictions, l'habitat a la part du lion dans le programme du gouvernement car de nombreux projets de logements sont réalisés au titre de différents programmes au niveau de nouvelles zones urbaines sur des superficies de plusieurs hectares avec différentes formules. Le parc immobilier compte des logements réalisés en formules sociaux locatifs (LSL), participatifs (LSP), promotionnels (LPP) et ruraux.En plus des logements, il y a aussi des projets d'équipement public dont des centres de formation professionnelle, des marchés de proximité avec de nombreux locaux, des lycées, des CEM et des groupes scolaires qui sont concrétisés. Des travaux sont également en cours dans de nombreuses wilayas pour la réalisation de sièges de sûreté urbaine, des antennes communales et même des polycliniques.Même le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa, a affirmé que les projets publics qui ont été gelés n'ont pas été annulés et qu'ils seront lancés dès que la situation financière du pays s'améliore.«Aucun projet n'a été annulé ni supprimé. Il s'agit seulement de reporter la réalisation de ces projets (gelés) en attendant que les ressources financières du pays retrouvent leur niveau (habituel)», a indiqué M. Benkhelfa en novembre dernier dans une déclaration à la presse.Il a également expliqué que tous les projets gelés à travers les différentes wilayas portaient sur des secteurs complémentaires et ne touchaient pas aux secteurs sensibles qui ont une lourde charge sociale tels ceux de l'éducation et de la santé. A ce propos, il est à rappeler que les projets gelés sont également ceux dont les études n'ont pas encore été lancées et ce, dans l'objectif de dégager des plus-values sur le budget de l'Etat en cette conjoncture marquée par une baisse de près de la moitié de ses revenus d'exportations des hydrocarbures.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali TIRICHINE
Source : www.lexpressiondz.com