Nasreddine Beghdadi, en compagnie de Taha Aboura, cette fois, a donné le ton avec une table ronde'témoignage aux deux cheïkhs.
Dans le cadre de la série des hommages aux maîtres de la musique andalouse, le département patrimoine immatériel et chorégraphie a honoré, mardi à la maison de la culture Abdelkader Alloula, les chantres de la Nouba Mostefa et Kheïreddine Aboura. Et, comme à l'accoutumée, Nasreddine Beghdadi, en compagnie de Taha Aboura, cette fois, a donné le ton avec une table ronde'témoignage aux deux cheïkhs, avant que l'assistance ne soit imprégnée profondément du sujet avec la projection d'un film documentaire retraçant la vie et le parcours des deux artistes.
Une façon d'aiguiser l'appétit des chercheurs et des mélomanes, présents en nombre. Né le 2 février 1875 de parents appartenant à la bourgeoisie tlemcénienne, Si Mostefa Aboura, étant un brillant élève au lycée, fut envoyé à l'Ecole normale de Bouzaréah alors qu'il n'avait que 16 ans. Il en sortit avec un diplôme. À Bouzaréah, son cursus lui permettra de parfaire ses connaissances en solfège et connaître d'autres maîtres comme Sfindja et Benfarachou, entre autres' Rentré à Tlemcen en 1893, il fréquentera les cercles de musique andalouse dont les maâlem étaient Maqdiche, Menouar Benattou Boudefla, les frères Dib etc'
Patrimoine musical
Intelligent, il entreprendra de transcrire les répertoires et les partitions de ses maîtres dans la discrétion. Fils de Si Mostefa, Kheïreddine, né en 1908 à Tlemcen, fit ses études à l'école Décieux et ses études secondaires à la Médersa de Tlemcen. Son père lui prodiguera l'essentiel de sa formation musicale. Vers la fin des années 1940, il sera nommé directeur artistique de la Radio de Tlemcen. Une fonction qui lui permettra de fructifier ses contacts avec plusieurs personnalités de la musique andalouse dont le Cheïkh Larbi Bensari, Cheïkh Abdelkrim Dali, Omar Bekhchi et d'autres' Il s'éclipsera pendant 5 ans à Rabat avant de retourner au pays et entreprendre d'enregistrer le patrimoine musical andalou (hawzi en particulier) avec Larbi Bensari. En clôture de cette rencontre, Fayçal Benkalfat a présenté des coffrets anthologies, édités en hommage aux deux cheïkhs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com