Ce n'est pas la première fois que des étudiants agissent deLes enseignants de la faculté de génie civil de Béjaïa ont observé hier un rassemblement de protestation devant le rectorat pour dénoncer l'acte de violence dont a été victime un des leurs la veille.En effet, un enseignant a été pris à partie par son propre élève durant une séance de travaux dirigés (TD). La victime n'a dû son salut qu'à l'intervention des autres étudiants. Elle s'en sort avec un arrêt de travail de six jours.Les enseignants du département ont réagi hier dans une action de protestation contre la violence qui prend forme en toute impunité dans l'institution. Ce n'est pas la première fois que des étudiants agissent de la sorte contre leurs enseignants et responsables.En juin de lannée dernière, le vice-doyen de la faculté des sciences exactes a été sauvagement agressé par un étudiant de première année.La victime rappelait à l'ordre l'étudiant agresseur, qui, non content de ses notes aux examens, s'est mis à arracher les notes affichées.Le dernier incident intervenait au moment même où l'université de Béjaïa réunissait dans son autre campus d'Aboudaou des spécialistes de divers horizons pour débattre des origines de la violence dans la société algérienne. Les experts ont mis en avant les conditions historiques, politiques, sociales et anthropologiques pour expliquer cette situation de violence aggravée par un environnement fait «d'impunité» et la consommation de drogue qui touche de larges pans de la société.Le constat de présence de la violence dans tous les milieux n'a pas échappé aux experts qui notent que la femme est au centre de la violence en Algérie.La montée des idées rétrogrades a fait que la femme n'est épargnée dans aucun endroit. Que ce soit à la maison, dans la rue et sur le lieu de travail, la femme tout comme d'ailleurs les enfants ne sont pas épargnés par ce fléau encouragé, comme l'explique un enseignant de l'université de Tlemcen par les adages et autres proverbes populaires à notation agressive. «Darbou iaârfek», «frappe-le, il te reconnaîtra», est une citation populaire qui incite à la violence.D'autre experts ont fait référence à la guerre de libération stigmatisant par la même occasion la décennie noire.La violence trouve aussi sa raison d'être dans l'absence d'espace d'expression libre et d'organisation, le travail insidieux des mosquées dominées par des idéologies qui n'acceptent aucune différence. Il y a enfin les réactions de jeunes liées à leurs calvaire et malvie qui ne naissent souvent que par la violence partant d'un fait anodin, soit un match de foot ou une autre occasion à même de favoriser l'éclatement des heurts. Les participants à ce colloque ont plaidé pour la mobilisation des acteurs politiques, culturels, sociaux et sportifs avec une certaine liberté d'action pour freiner ce fléau avec ces mesures allant dans le sens de l'élimination de ce fléau préjudiciable à la société et à son développement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com