Tlemcen

Les cancéreux meurent en silence à Tlemcen et à Sidi Bel Abbès Alors que les CAC tardent à voir le jour dans ces deux wilayas



Les cancéreux meurent en silence à Tlemcen et à Sidi Bel Abbès                                    Alors que les CAC tardent à voir le jour dans ces deux wilayas
De notre correspondante à Tlemcen
Amira Bensabeur
On apprend chaque jour le décès d'une personne atteinte d'un cancer, après une grande souffrance. A Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen, on recense 8 000 cas de cancéreux, Tlemcen comptant le plus grand nombre à l'échelle nationale. Les deux centres anti-cancer au niveau de ces deux wilayas tardent à voir le jour et ne seront malheureusement réceptionnés que vers la fin de l'année prochaine. Cela reflète la négligence de la part des responsables de la santé surtout que les services oncologiques enregistrent un déficit en matière de médicaments et de traitements. Le cancer, cette maladie grave qui se traduit par une perturbation de la communication cellulaire, associée à une absence de mort cellulaire, engendrant le développement d'amas de cellules cancéreuses (appelées tumeurs) qui échappent aux règles de fonctionnement du corps, fait ravage dans les wilayas de Sidi Bel-Abbès et Tlemcen.
Dans les hôpitaux, on éprouve d'énormes difficultés à prendre en charge ces sujets, notamment ceux en stade final qui n'ont pas manqué d'interpeller qui de droit afin qu'on leur assure l'essentiel, à savoir les analyses, le scanner et les médicaments. A travers ces deux villes et devant l'augmentation constante de cette maladie, les services d'oncologie des deux CHU sont quotidiennement pris d'assaut. L'exiguïté des locaux rend difficile la tâche au personnel qui, malgré les entraves, fait le nécessaire pour satisfaire les patients originaires de différentes régions et communes des deux wilayas.Dans ces régions où cette pandémie fait des dégâts importants et occasionne des pertes humaines, la sonnette d'alarme est tirée et l'ensemble des concernés doivent réagir pour mener une enquête sur le terrain, puisque le ministre de la Santé a affirmé «que la prise en charge du cancer constitue, désormais, une priorité pour l'Etat», chose qui est carrément absente sur le terrain. Pour beaucoup, le ministre a failli à sa mission et doit céder sa place. La lutte contre le cancer doit s'articuler sur des points prioritaires : prévenir, dépister, soigner, accompagner, enseigner, comprendre et découvrir. C'est dans ce cadre que le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière doit investir en déployant de grands efforts dans l'objectif de diminuer significativement la mortalité par cancer avec notamment les ambitieux projets de réalisation de centres anti-cancer d'une capacité de 150 lits chacun, dont un à Tlemcen et un autre à Sidi Bel-Abbès.Cependant, depuis longtemps l'université s'est penchée sur ce cas en organisant des colloques et des séminaires comme cela a été le cas récemment à travers la rencontre portant sur le cancer du sein, qui demeure de nos jours un sujet de grande actualité. Lors de ces différentes rencontres, l'accent a été mis sur la manière de réduire le risque, le dépistage organisé, et surtout la place de la psychologie dans le cancer du sein.Et étant donné que l'Algérie enregistre entre 8 000 et 9 000 cas de cancer du sein par an, les intervenants tenteront d'expliquer davantage les traitements par la mammographie de dépistage réguliers qui, selon les spécialistes, aident à réduire la mortalité par cancer du sein, tout en affirmant que la prévention primaire est l'un des rôles du médecin du patient. Pour l'instant, les cancéreux souffrent et meurent en silence. La sonnette d'alarme est tirée.
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