
Une directive signée par le bâtonnier Rafik Tahar, s'appuyant sur les articles 177, 178 et 179 du règlement intérieur, définissant les fautes graves, accorde aux avocats jusqu'à demain 5 février pour fermer leurs comptes de réseaux sociaux.Le document en question qui, curieusement, n'a pas encore suscité des réactions chez les «robes noires», édicte : «Vu les dépassements flagrants dans l'éthique professionnelle à travers les réseaux sociaux, il est strictement interdit à l'avocat d'utiliser son nom ou un pseudonyme dans les réseaux sociaux.»La directive rappelle également que «tout commentaire concernant la défense et le corps des avocats est interdit via ces réseaux». Le même document prévient que «tout manquement à cette directive expose son auteur à la suspension et à un questionnaire disciplinaire».Le texte en question, signé du nouveau président du conseil de l'ordre (qu'on n'a pas pu joindre malgré notre insistance), désigné après le décès, il y a une vingtaine de jours du bâtonnier Mohammed Seffahi, a surtout suscité moult commentaires des avocats de différentes régions du pays, notamment de Béjaïa : «C'est une atteinte aux libertés individuelles. Cette interdiction pourrait s'élargir aux autres réseaux, comme Viber, Whatsapp, Twitter, s'ils se laissent faire?» Et de s'interroger : «Le ministre de la Justice et garde des sceaux cautionne-t-il cette décision '» Nous avons approché certains avocats de Tlemcen qui, élégamment, se sont abstenus de commenter cette directive ou de donner leur avis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com