Tlemcen - A la une

Leila Borsali "déplore" la chute de Grenade



Leila Borsali
«chacun défend son style»La quatrième partie vient en conclusion rappelant que le chant andalou est un héritage patrimonial nécessitant l'exploitation, la continuité et l'enrichissement.«Nous devons aller vers le spectateur et lui faire goûter nos créations. La solution n'est pas de rester dans son coin et attendre qu'on vous appelle.» Telle a été la réponse de la chanteuse Leila Borsali à L'Expression lui «reprochant» d'avoir «commis» une percée aussi fulgurante et rapide dans le paysage artistique aussi bien national que méditerranéen et international. «Nous sommes appelés à faire dans la création», a-t-elle ajouté expliquant que «le secret de la réussite est lié au travail et la création». Sa célébrité, ayant franchi les frontières algériennes et la multiplication ces dernières années des interprètes des chanteurs du chant andalou, Leila Borsali ne se voit en rien bousculée dans ses lisières ni dans son audimat. D'autres artistes s'inquiètent' «Je ne vois en rien en quoi l'artiste peut s'inquiéter du fait que chacun défend son style», a-t-elle explicité ajoutant que «nous apportons notre créativité, notre personnalité». «On a manqué énormément d'interprètes de la musique andalouse», a-t-elle indiqué. Bien au contraire, elle se dit «heureuse de voir le chant et la musique andalous reprendre de l'envolée, et la présence de plus en plus d'artistes féminines». «C'est formidable», a-t-elle expliqué. Dans les tout prochains jours, Leila Borsali abordera d'autres thèmes comme «Sofia» et «les femmes chantant les poésies hawzi» dans la salle El Mouggar, et «il était une fois le Palais à Alger, le Bastion 23». Après la «Chute de Grenade», Leila Borsali, qui a chanté 25 hawfis dans un film documentaire, annonce la sortie d'un nouvel album au mois d'octobre. Un tel chant est purement féminin de la région de Tlemcen tournant autour de la même mélodie. «Il y a beaucoup de choses à voir dans notre patrimoine», a-t-elle dit en marge du spectacle de jeudi soir tout en rendant hommage à Toufik Benghebrit qui lui a été d'un grand apport en lui composant le 4e album tandis que le 5e vient de sortir du studio. Pour l'artiste, un tel travail est un véritable investissement». «L'andalou, une musique qui n'est pas morte, est ouvert à tout le monde, pour preuve il (andalou) constitue le sujet de plusieurs recherches et études.» Tel est le message qui a été transmis explicitement par la chanteuse qui ne compte toutefois pas s'arrêter à mi-chemin, du moins pas dans les temps actuels vu sa célébrité. L'enfant de Tlemcen, réaffirmant son attachement et sa fidélité sans faille à l'école tlémcénienne l'ayant formé. En ce sens, elle a affirmé que «je garde les bases de l'école de Tlemcen. Mais mon fil conducteur est propre à moi et ma base à moi». Mais, a t-elle expliqué «la musique classique, comme l'andalou, est apprise dans les associations tout comme les écoles, mais là je suis dans la création et non pas en formation. Aujourd'hui je ne suis plus dans cet état d'esprit». «Chaque artiste a sa façon de voir». Pour son spectacle, Leila Borsali a prouvé sa stature d'artiste tant convoitée en remplissant la salle Le Maghreb, ex-Régent, malgré la menace de l'effondrement de son balcon de la salle. «Nous sommes chauvins», dira une vieille femme ayant lancé des youyous à gorge déployée dès que la chanteuse a fait son apparition sur les planches de la salle. Du haut du podium, Leila Borsali, elle, n'a pas tardé à reprendre le relais en déclamant de petites finesses se lamentant paradoxalement sur la perte de la ville qui porte le nom de son dernier album «Il était une fois Grenade», dont la demande est de plus en plus accrue. «Il était une fois Grenade» est à la fois lyrique et liturgique. Le verbe le composant n'est pas récriminant ni encore moins stigmatisant. Bien au contraire, il envoie le spectateur dans une sorte de recueillement sur un legs artistique musulman qui a marqué l'Andalousie des siècles durant. Malgré la chute de l'Andalousie, son chant est resté intact et toujours assujetti à la recherche, à la création et au développement.«Il était une fois Grenade» est un véritable hymne scindé en quatre parties qui s'enchaînent. La première racontant la chute de Grenade. Il compose deux contes imaginés auxquels se rajoutent des chants du patrimoine algérien entrecoupant liturgiquement la première et la quatrième parties en les détachant du contexte d'écriture pour les mettre dans le contexte à la fois allégorique et fictif. La quatrième partie vient en conclusion rappelant que le chant andalou est un héritage patrimonial nécessitant l'exploitation, la continuité et l'enrichissement. Dans un silence parfait, l'artiste, souriante, joviale mais surtout très élégante, habillée d'une tenue traditionnelle qui représente, en toute fierté, sa ville natale de Tlemcen a, sans aucun doute, bénéficié trop bénéficié d'une telle présence massive avant de la faire bénéficier de sa voix envoûtante en lui rappelant le chemin des Maures d'Andalousie. Elle a raconté une fabuleuse histoire dans le spectacle «Il était une fois... à Grenade», ville des deux rives occidentales de la Méditerranée. Il s'agit là du dixième spectacle qu'elle anime tout en faisant la promotion de l'album intitulé «Il était une fois à Grenade». L'artiste s'en est sortie «indemne» du moindre reproche, voire mieux: saluée, remerciée et longuement ovationnée par ses fans à la fin du spectacle.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)