Tlemcen - A la une

Le verdict est attendu pour ce jeudi



Le verdict dans le procès de l'ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, sera rendu ce jeudi par le pôle pénal économique et financier de Sidi M'hamed(Alger). Invités à donner leur dernier mot à la fin des plaidoiries de la défense, Khalida Toumi et ses deux coaccusés avaient demandé d'être «innocentés». Incarcérée depuis décembre 2019, Khalida Toumi a clamé haut et fort qu' elle n' a jamais appartenu à la «Issaba», aux pratiques et dérives de laquelle elle s' est solennellement opposée». Elle est poursuivie pour «octroi d'indus avantages à autrui», «abus de fonction» et «dilapidation de deniers publics». Le représentant du Trésor public, qui s'est constitué partie civile dans cette affaire, avait tenté de prouver que les faits ont causé un grand préjudice à l'Etat, en demandant une somme de 10 millions de dinars pour sa réparation. Le procureur de la République avait requis en fin de soirée de lundi, une peine de 10 ans de prison ferme assortie d'une amende d'un million de dinars à l'encontre de l'ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi. Une peine de 8 ans de prison ferme a été requise à l'encontre de Abdelkrim Benblidia, ordonnateur financier de la manifestation «Tlemcen capitale de la culture islamique». Le parquet a également requis une peine de 5 ans de prison ferme contre le directeur de la culture de Tlemcen, Miloud Hakim nommé également ordonnateur financier secondaire. Pour rappel, plusieurs témoins cités dans cette affaire étaient absents. La défense avait accusé «Saïd Bouteflika, conseiller et frère cadet du président déchu, ainsi que l'ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh d'être derrière cette affaire où la cabale judiciaire ayant ciblé Khalida Toumi, qui a quitté le département de la culture en 2014», en représailles à sa participation à l'initiative des19 personnalités ayant adressé une lettre ouverte au président de la République en 2015, lui demandant de les recevoir pour lui exposer leur inquiétude face à l'accaparement du pouvoir par une bande mafieuse illégitime...». L'avocat a rappelé que l'adhésion de la moudjahida Zohra Drif-Bitat à l'initiative des «19», lui a valu une disgrâce et sa non-reconduction dans son poste de vice- présidente du Conseil de la nation, tandis que Louisa Hanoune a été jetée en prison pour le même motif. «Il est impossible d'appliquer les dispositions du Code des marchés publics aux transactions effectuées dans le cadre de ces manifestations, dont les délais accordés pour leur préparation et réalisation sont très courts», a-t-il soutenu. De même, a-t-il souligné «le Premier ministre et les décisions interministérielles entre le ministère de la Culture et celui des Finances ont autorisé des dérogations et exceptions pour attribuer tous les projets selon le mode de gré à gré». Certains projets ont été attribués sur la base du gré à gré à des Eurl sans qu'il y'ait un cahier des charges, d'autres ont été signés après la clôture de la manifestation, quand d'autres ont été accordés sans le visa du contrôleur financier ni l'aval de la commission des marchés publics.
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