
L'hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN) est une affection rare, dont 35% des patients décèdent au cours des cinq premières années après le diagnostic, des suites de l'hémolyse chronique et de ses conséquences, comme la thrombose.Il s'agit d'une maladie rare dite orpheline, dont le traitement repose aujourd'hui sur deux alternatives principales : la greffe de cellules souches hématopoïétiques ou de moelle osseuse et la thérapie ciblée avec un anticorps monoclonal humanisé appelé Eculizumab. Le symposium organisé par les laboratoires Alexion, événement scientifique auquel ont participé près de 130 spécialistes en hématologie, gastro-entérologie, immunologie et en néphrologie, le 19 novembre, a été consacré à l'importance du traitement.«Le traitement est autorisé dans 50 pays, dont l'Algérie, après l'obtention de sa décision d'enregistrement le 23 mars de cette année», a indiqué le directeur général Afrique du Nord des laboratoires Alexion avant de remercier l'autorité de santé d'avoir enregistré le produit, à l'instar de nombreux pays. «Cela va certainement permettre aux nombreux malades algériens souffrant d'hémoglobinurie paroxystique nocturne d'être traités et aspirer à avoir une vie sociale et une activité professionnelle normales, contrairement aux traitements alternatifs qui procurent une amélioration précaire et transitoire, car le traitement par Eculizumab permet une amélioration spectaculaire sur les plans clinique et biologique, pour preuve toutes les publications parues dans ce cadre», a-t-il ajouté.Et de se féliciter du riche débat qui permettra aux laboratoires Alexion d'«accompagner le processus de diagnostic de cette maladie ultrarare et dévastatrice, qui s'exprime parfois à travers un polymorphisme clinique touchant plusieurs organes vitaux, ainsi qu'à définir avec les parties prenantes un programme durable de formation médicale continue multidisciplinaire qui contribuera, à travers une démarche d'excellence, à améliorer le niveau de connaissances dans ce domaine.Le professeur Salim Nekkal, du CHU de Beni Messous, a développé avec détails le contexte du diagnostic de la maladie et son suivi, en faisant ressortir les complications morbides, voire mortelles dans certaines situations, en l'absence du traitement de choix qu'est l'Eculizumab. Le professeur Mesli, chef de service à l'hôpital de Tlemcen, présidente du groupe d'experts de l'hémoglobinurie paroxystique nocturne, a présenté la situation épidémiologique de cette maladie rare à travers une étude rétrospective descriptive comportant 81 malades suivis et colligés sur une période de plus de 10 ans et répartis sur 13 services d'hématologie. «L'étude rapporte que c'est l'adulte jeune de sexe masculin, diagnostiqué à un âge médian de 38 ans, qui est le plus atteint d'HPN et que l'asthénie et l'hémoglobinurie restent les signes cliniques prédominants», a-t-elle expliqué. Des cas cliniques des différents services d'hématologie ont été discutés lors de cette rencontre scientifique qui a permis aux spécialistes d'échanger les expériences.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila Kourta
Source : www.elwatan.com