Dans sa nouvelle version, le prix littéraire Mohammed-Dib sera décliné en trois langues : arabe, tamazight et français. Soutenu pour la première fois par le ministère de la Culture, il sera attribué à Tlemcen le 2 mai 2014, par l'association culturelle La Grande-Maison.
Gravitant autour de cet événement, un atelier d'écriture regroupera pendant une semaine (du 7 au 13 octobre) quelques-uns des meilleurs candidats au prix, sélectionnés sur les quatre sessions écoulées. Il sera encadré par trois spécialistes des ateliers d'écriture : Leila Hamoutène, écrivaine (Algérie), Nicole Voltz, professeur à l'université d'Aix-en-Provence, et Stéphane Nowak, poète, également enseignant à l'université d'Aix (France).
Selon Sabiha Benmansour, vice-présidente de l'association, chargée de la gestion du prix Mohammed-Dib, 'cette action s'inscrit dans la continuité de toutes celles que nous menons avec et autour de l'organisation du prix Mohammed-Dib". Et d'ajouter : 'Il s'agit pour nous de multiplier nos efforts pour encourager et promouvoir la jeune écriture algérienne." Il faut noter que cette expérience est une première dans la vie de l'association, et les animateurs du prix souhaitent dorénavant l'inscrire comme une tradition qui accompagnerait systématiquement chacune des sessions de ce prix.
Le Conseil scientifique présidé par Nadjet Khadda a décidé, contrairement aux précédentes sessions, de n'accepter que les manuscrits afin de consacrer l'originalité des 'uvres en lice pour le concours national ouvert à tous les écrivains algériens. Institué en 2001, en même temps que la création de l'association, le prix a consacré plusieurs écrivains dont Habib Ayyoub, en 2003, pour son recueil C'était la guerre. En 2011, La Grande-Maison a volontairement fait coïncider le prix avec l'événement 'Tlemcen, capitale de la culture islamique", et ce, en marge du colloque international consacré à Mohammed Dib. Le prix en arabe avait été décerné à Hafida Mimiet, animatrice à la radio locale de Batna, pour son recueil de nouvelles 'Hiyakat Aurassia", tandis que pour la version française les lauréats primés sont deux journalistes : Bouziane Ben Achour pour Brûlure et Mâachou Blidi pour La maison du pressoir.
Le prix tamazight n'a pu être attribué en 2011, car d'une part la participation des jeunes écrivains était faible, et d'autre part, les quelques textes reçus étaient en vers au lieu de la prose, comme l'indiquait clairement le règlement. Il a été donc reporté à la session de 2014.
B. A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B ABDELMADJID
Source : www.liberte-algerie.com