
D'après les derniers rapports d'Amnesty International, il y aurait en Algérie un facebookiste en prison et 70 000 esclaves dans les foyers. On connaît le facebookiste, il s'agit du jeune Aloui de Tlemcen, enfermé à Serkadji pour ne pas avoir réussi à faire partie du clan de Tlemcen. Mais les 70 000 esclaves ' S'agit-il des militants de partis qui n'ont aucun poids sur les dérives de leurs chefs, se contentant de voter avec une main qui ne leur appartient plus ' Des journalistes qui écrivent bêtement ce qu'on leur dit d'écrire ou des syndicalistes de l'UGTA obligés d'applaudir à la cérémonie organisée par leur inamovible patron en l'honneur du nouveau SG du FLN 'D'un point de vue global, les esclaves sont nombreux, esclaves de leurs pensées et d'eux-mêmes, esclaves de leurs traditions ou de leurs désirs, ou d'un système qu'ils n'ont pas choisi et se résignent à servir du mieux qu'ils peuvent. Mais dans la définition stricto sensu, un esclave est un être privé de sa liberté qui devient la propriété de quelqu'un. Alors de ce point de vue, on peut dire que tous les Algériens sont des esclaves, privés de libertés et appartenant à une famille au pouvoir, même si là, il faut faire la distinction entre sujet et esclave, quelqu'un qui travaille sans rétribution.
Les esclaves sont donc ces femmes qui font le ménage, la vaisselle, entretiennent la maison et les enfants sans aucune autre rétribution qu'une grimace le soir du mari rentrant, qui va en plus soumettre sa propriété à un esclavage sexuel. Mais quand on voit un maire trembler devant son wali, un chef de service devant son ministre ou un ministre devant son Président, on peut dire que les esclaves sont aussi bien répartis que les maîtres. Alors, au pays des «hommes libres», comment reconnaît-on un esclave ' C'est justement la difficulté, il ressemble à n'importe qui. A la petite différence qu'il est souvent heureux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chawki Amari
Source : www.elwatan.com