Le colonel Djamel Zeghida, directeur de la sécurité publique et de l'emploi à la Gendarmerie nationale, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l'invité de la rédaction, a fait observer qu'on enregistre une augmentation de quantités de drogue saisies.
Lors du premier semestre 2012, il a enregistré un total de 42 tonnes sur lesquelles 66%, c'est-à-dire l'équivalent de 28 tonnes, a été saisi dans la wilaya de Tlemcen. L'axe du Sahel reste le plus dangereux, il a toujours été inquiétant dans la mesure, dit-il, où c'est l'axe utilisé pour faire transiter les plus grandes quantités de drogue vers les pays européens via les pays du Sahel. Seulement, ajoute-t-il, durant ce premier semestre, la concentration de trafic de transit et de pénétration en territoire national, a été relevée sur les frontières au nord-ouest. Actuellement, précise-t-il, les grandes quantités saisies l'ont été dans la wilaya de Naâma et dans la wilaya de Tlemcen. La faiblesse de l'axe du Sahel, explique-t-il, est due à l'efficacité du dispositif déployé, notamment le renforcement du contrôle, aérien particulièrement, en plus du contexte d'instabilité qui caractérise la situation dans cette région. Il y a un redéploiement du trafic vers les frontières de l'ouest, imposé par ce dispositif. Il fait observer que deux paramètres expliquent les quantités saisies : d'abord les dispositifs adaptés déployés commencent à donner des résultats. Il faut savoir que la culture du kif arrive à sa période de production (mai-juillet), il y a une liquidation à bon marché des stocks de l'an dernier. Il fait savoir que les quantités qui échappent à la saisie et restent sur le territoire national pour la consommation locale ne sont pas très importantes. Il y a un dispositif qui permet de faire un profilage de la drogue pour pouvoir rattacher la qualité d'une drogue à un réseau. Concernant les drogues dures, il fait observer que la Gendarmerie nationale n'a pas procédé à des saisies importantes au niveau du territoire national. A titre indicatif, pour l'année 2011, 1 kg de cocaïne a été saisi et pour le premier semestre 2012, 700 g ont été saisis. La drogue dure est en circulation mais elle n'est pas aussi importante que le kif. L'Algérie est un pays de transit, la production n'existe pas dans notre pays, insiste-t-il. Quant aux barons, ils sont identifiés mais la difficulté est liée au fait qu'ils utilisent de faux documents d'identité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar A
Source : www.lnr-dz.com