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Le 7ème art perse à l'honneur à Tlemcen Dans le cadre d'une semaine culturelle iranienne



Le 7ème art perse à l'honneur à Tlemcen                                    Dans le cadre d'une semaine culturelle iranienne
La semaine culturelle iranienne, organisée dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique», a notamment été marquée par la part belle faite au 7ème art perse. Ainsi, les Algériens ont pu découvrir au palais de la culture Imama de Tlemcen, en ouverture de ce cycle, le film iranien le bus de la nuit. Filmé en noir et blanc, ce film de 90 minutes raconte l'histoire d'un jeune militaire iranien chargé d'emmener des prisonniers de guerre vers une base militaire située loin du front dans un bus conduit par un vieux chauffeur handicapé. Le bus fait face à une multitude d'obstacles dont les routes minées. A peine âgé de 18 ans et face à son manque d'expérience, le jeune homme tente tant bien que mal d'assurer sa mission difficile.Le réalisateur du film Kiumars Pourahmad, présent à la projection, a déclaré à l'APS que «cette 'uvre cinématographique, qui aborde la guerre irako-iranienne, n'a jamais cité textuellement et ouvertement ces deux pays, afin de lui donner une dimension universelle et transmettre un message clair rejetant la guerre où qu'elle soit».Sorti en 2007 et déjà projeté dans plusieurs pays tels que l'Australie, la Chine et la Turquie, ce film a été tiré d'un roman écrit par un jeune militaire, Ahmad Zada, ayant vécu les huit années de cette guerre et actuellement colonel dans l'armée iranienne, a ajouté le réalisateur. Un autre film intitulé Un lieu pour la vie traitant de la thématique sensible des atrocités de la guerre Iran-Irak a été également projeté dans ce cadre. Les cinéphiles algériens ont pu découvrir aussi deux autres films sur différents sujets, projetés au palais de la culture d'Imama.Il est à noter que ces vingt dernières années, le cinéma iranien connaît un véritable essor, autant sur le plan qualitatif que quantitatif, avec l'éclosion de multiples talents qui se démarquent dans les plus prestigieux festivals internationaux, à l'instar du Festival de Cannes ou de Berlin. Au-delà des festivals, le cinéma iranien a également fait une percée dans les box offices des pays occidentaux, à travers de véritables succès populaires, à l'instar du récent succès surprenant du film La Séparation, réalisé par Asghar Farhadi. Mais on ne peut parler du cinéma iranien sans évoquer l'épineuse problématique de la censure, des difficultés de tournage et même parfois de l'emprisonnement dont l'emblème cette années a été, sans aucun doute, la chaise vide, lors de la cérémonie d'ouverture du festival de Cannes rendant hommage à Jafar Panahi.
S. A.
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