Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a estimé que le plan mis en place pour répondre aux besoins de la population en matière d'alimentation en eau potable durant le mois de Ramadhan et la saison estivale s'est déroulé dans des conditions acceptables. « La première évaluation du plan Ramadhan et du premier mois de la saison estivale révèle que les choses se déroulent dans des conditions acceptables », a indiqué, dimanche dernier, le ministre en marge de sa visite d'inspection dans la wilaya de Naâma. Néanmoins, M. Necib reconnaît l'existence de certaines défaillances dans ce plan censé couvrir 20 wilayas. « Il est évident que certaines zones ou régions ont connu des coupures d'eau depuis la mise en place de ce dispositif, soit parce que la ressource est rare ou pas encore disponible en quantités suffisantes, soit parce que les réseaux n'ont pas été réalisés ou que nous avons des carences dans la gestion », a-t-il expliqué précisant que « globalement, la situation est en nette amélioration par rapport à l'année dernière ». Le ministre a salué les résultats obtenus à travers la gestion déléguée de l'eau mise en place dans certaines wilayas du nord. « Nous sommes en train d'évoluer vers des standards internationaux, notamment en ce qui concerne la généralisation de l'alimentation en eau potable 24h sur 24 », a-t-il précisé. A contrario, il a fait part de son mécontentement quant au retard enregistré dans la réalisation du grand projet de transfert d'eau de la nappe de Chot El Gharbi vers le sud de Tlemcen, le nord de Naâma et l'ouest de Sidi Bel-Abbès. Hocine Necib a mis en garde les entreprises chargées de la réalisation des différentes tranches de ce projet, inscrit dans le cadre du schéma national de l'hydraulique. « Comme première mesure, j'ai demandé aux responsables de refaire les plannings et de les communiquer au ministère », a-t-il indiqué. Selon lui, ce projet n'avance pas au rythme voulu en raison « de difficultés techniques » relatives notamment à « l'approvisionnement des matériaux ». « Je condamne le geste facile de l'importation puisque la priorité est donnée aux produits fabriqués localement, mais en cas de non disponibilité de ce qu'on cherche, il n'est pas interdit de l'importer », a-t-il dit aux chefs de projet. Il s'est également révolté contre « le retard dans l'installation des chantiers ». D'un montant de 40 milliards de dinars, ce projet, qui doit couvrir les besoins en eau potable de 18 communes des trois wilayas, comprend cinq champs captants où sont réalisés 60 forages, 28 réservoirs et 9 stations de pompage. Le ministre a proposé « une livraison graduelle du projet » en prévision de sa livraison totale fin 2015. M. Necib a qualifié la situation de son secteur à Naâma de « positive » où le raccordement à l'eau potable a atteint 99%, la distribution de l'eau a dépassé les 70%, ce qui a permis à la population d'avoir de l'eau 24h sur 24. Le raccordement au réseau d'assainissement est à 99% et le traitement des eaux usées va atteindre, d'ici la fin de l'année en cours et après la réception des stations de Aïn Sefra et de Mechéria, 82.000 m3 quotidiennement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com