
Face à cette situation de manque à résorber en urgence en moyens humains et matériels pour venir à bout des problèmes vécus en matière de santé par les ruraux, la solution est vite trouvée en se retournant vers la médecine traditionnelle. Même les accouchements se font à domicile ; surtout lorsqu'ils interviennent de nuit. Une virée à travers l'extrême ouest du pays à savoir (Sebdou-Beni Snous et Sidi Djilali) trois daïras qui comptent une population de plus de 150.000 habitants, montre à quel point la santé de proximité, nécessite, dans les plus brefs délais, une réanimation. Rien ne va. Tel est le constat sur terrain. Ces infrastructures ne fonctionnent que la matinée. Conscient de la situation, le directeur de l'établissement public de la santé de proximité (EPSP), Dr Hadj Slimane Djamel Eddine, précise que des mesures dans ce sens seront prises. Celui-ci a indiqué que son secteur est composé de trois polycliniques, 37 salles de soins dont 5 fermées depuis la décennie noire. Malheureusement et malgré la mobilisation de 160 paramédicaux, 8 médecins généralistes, 03 spécialistes, ces infrastructures sanitaires ne jouent pas pleinement leur rôle. Et pour cause, celles-ci nécessitent des équipements adéquats pour répondre aux besoins des ruraux. A travers ces régions, le manque de maternité oblige les citoyens à emprunter un transport clandestin de nuit. Interrogé, Dr Hadj Slimane affirme qu'un vaste programme est en cours pour équiper ces établissements de fauteuils dentaires, tables d'accouchement. Notre interlocuteur qui évoque un budget de fonctionnement en deçà des espérances (9 millions de dinars), souligne que même les laboratoires ne fonctionnent pas faute de réactifs. S'ajoute le manque de vaccin alors que les appareils de radiologie sont défectueux. Selon lui, le manque de personnel, d'ambulances, etc. entrave le bon fonctionnement de l'ensemble des établissements implantés à travers ces trois daïras. Dans ces régions, la santé de proximité a failli à sa mission. De nombreuses enquêtes menées sur le terrain par des commissions ont dressé un constat amer. Avec plus de volonté et de ressources, la population rurale pourra bénéficier d'un bon système de santé publique pour protéger et améliorer la situation sanitaire de l'ensemble des citoyens. La santé de proximité ne se développera que grâce à un investissement massif. En effet, à l'heure où les questions de santé publique sont amenées à occuper une place de plus en plus prépondérante dans le débat public, il est indispensable de revoir la carte sanitaire. Pour le moment, les ruraux s'orientent vers la médecine traditionnelle arguant que la santé de proximité reste inefficace au vu des embûches qui viennent empêcher son bon fonctionnement
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Medjahdi
Source : www.horizons-dz.com