Tlemcen - Revue de Presse

La production de l’ONALAIT Tlemcen n’a pas baissé



Pourquoi cette forte tension sur le lait en sachet ? En ce début du mois de Ramadhan, le lait en sachet se fait rare, surtout dans les quartiers populaires et les communes enclavées, au point où le litre de lait est écoulé par les commerçants à 35Da voire jusqu’à 60Da, comme c’est le cas à Ouled Mimoun, à 33km à l’est de Tlemcen, où l’ONALAIT maintient pourtant sa production de 1.400 litres/jour.Cette forte tension sur le lait est due, d’après les commerçants, à la mauvaise distribution du produit. Le lait est en partie distribué au grand Tlemcen, au détriment des autres communes, où durant ce mois de Ramadhan, la demande est très forte. Même à Tlemcen, certains commerçants sont favorisés par rapport à d’autres, par les distributeurs privés qui optent généralement pour la solution de facilité, pour écouler leurs marchandises, selon les commerçants zappés. Du côté de l’ONALAIT, les responsables soulignent que la production habituelle n’a pas baissé, puisqu’elle avoisine les 1.400 litres/jour et que le prix du lait reste maintenu à son prix habituel (25,00Da). Mais la réalité est toute autre et la spéculation bat son plein. Taxé à 25,00Da le litre, le sachet de lait est écoulé à Tlemcen entre 30 et 40Da le litre, en fonction du quartier et de sa disponibilité. Quant au petit lait en sachet (lben), il a atteint le prix record de 55Da voire 60Da le litre. Devant cette situation sans précédent, les modestes citoyens se sont tournés vers le lait en poudre à 84Da le kilo, et dans certaines communes, comme Oued Lakhdar, les populations se sont carrément mises au lait de chèvre ou de vache qu’ils vont chercher auprès des particuliers connus pour produire ce genre de liquide nourricier dans la région. Un retour aux sources s’il en est... Le problème est que ces produits achetés chez le producteur, ne sont ni pasteurisés ni encore moins stérilisés. Ils constituent donc un risque évident de contamination à la brucellose pour nos concitoyens. Surtout quand on sait que les étables et autres bergeries dans lesquelles ces bovins et caprins sont élevés, sont loin d’être des modèles de propreté. Il est donc impératif que la DCP intervienne à temps pour stabiliser les prix du lait et que l’ONALAIT fasse le suivi de ce que font ses distributeurs de sa production.
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