Tlemcen - A la une

La mendicité se professionnalise



Elles viennent de toutes les localités voisines, elles arrivent très tôt le matin au centre ville, certaines, sont très bien habillées. Ce sont des jeunes filles, qui s'engouffrent dans les toilettes publiques du sous-sol du centre-ville, pour ressortir avec un autre look.Revêtues en haillons et djilbab, elles se dispersent à travers les artères de la ville, pour s'adonner à la mendicité.
Ce stratagème est devenu coutumier pour celles qui veulent faire la manche en toute discrétion. Mais là, n'est pas le problème, ces femmes arrivent souvent seules en ville et quelques instants plus tard, on les voit en compagnie d'enfants en bas âge, plongés dans les bras de Morphée.
D'où viennent ces enfants ' La question mérite d'être posée car tout le monde sait que ces enfants font l'objet d'un odieux marchandage entre parents et les professionnelles de la manche.
L'Algérie est signataire de toutes les conventions internationales pour la protection de l'enfance, les services sociaux et les services de sécurité se doivent d'intervenir ne serait-ce que pour éviter le pire à cette enfance brisée. Il y a quelques années, les services de sécurité ont pu retrouver la trace d'un enfant enlevé dans la wilaya de Béchar; il a été retrouvé à Tlemcen chez une femme qui l'exploitait à ces fins abominables. La mendicité est officiellement interdite, elle constitue un délit puni par la loi et que dire, alors de l'exploitation de nouveaux nés, qui sont exposés à tous les risques de la rue.
il faut tout juste rappeler que la mendicité est un créneau, qui rapporte. Les plus avisées passent toute la période estivale au bord des plages. Celles qui pratiquent la manche de cette manière ne sont pas forcément des personnes dans le besoin : c'est le cas d'une femme qui est déposée chaque matin aux abords du Mechouar par une voiture qui vient la récupérer le soir.
Autre chose, cette catégorie de mendiantes sont plutôt des jeunes et bien portantes contrairement à ces vieilles femmes qui s'échinent dans les travaux des champs pour gagner leur vie dans la dignité. Il s'agit-là de fausses mendiantes, qu'il faut éradiquer tout simplement et redonner à la capitale des Zianides un tout autre visage.
M. Zenasni
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