Une grande famille de Tlemcen se scinde en deux et se dispute un lopin de terre...Un huissier joue entre...
Depuis l'arrivée de Mohamed Chorfi, le nouveau ministre de la Justice, garde des Sceaux, le siège de l'Inspection générale ainsi que sa boîte aux lettres avec les «accusés de réception» reçoit un courrier bâti sur des plaintes. Il n'y a pas une seule lettre de remerciements. Des plaintes et des plaintes pleines d'énormités où les «stars» demeurent des magistrats aux comportements inqualifiables. Cette chronique va vous présenter un dossier où la victime, décédée il y a de cela quelques années, avait acheté avec Sari, 88 ha en 1954 à Aïn Hjar (Henaya), wilaya de Tlemcen. L'acte notarié de ces terres agricoles fut rédigé sans problème vu que Bereksi ben Ali détenait une attestation de membre de l'Ocfln qui ouvrait droit à une autorisation d'achat de terrain auprès du colon vendeur.
Tout se passera très bien jusqu'en 1991, année du décès de Sari dont les héritiers revendront une parcelle dudit terrain. Et ils revendirent 3/14e des 81 ha et non des...44 ha, biens de feu Sari. C'est le début d'un calvaire pour les héritiers Bereksi.
Un calvaire où le «chef d'orchestre» sera malheureusement un auxiliaire de justice i-e un huissier. Les Beriksi ont peur. Ils ont même une peur bleue surtout que les magistrats ont traité d'une manière «gauche» ce dossier. Et les magistrats «gauches» ne sont pas forcément... «corrompus». Il peuvent être limités. Ils peuvent aussi être «lâches», voire incompétents. Et les Bereksi - Reguig en dignes fils du défunt Benali ne veulent en aucune manière être «insultants» vis-à-vis de nos magistrats vu que l'unique moyen de protester contre un verdict reste l'appel, voire la cassation. Pourquoi, ces précautions' Tout simplement, en 1996, un acte de cession (notarié!) avait accordé le droit de préemption et le 8 décembre 1997, la justice est interpellée et un arrêt de la cour de Tlemcen confirme ce droit et tout va pour le mieux avant le soulèvement de vagues.
Le 2 mai 2000, un arrêt confirmant l'expulsion des terres agricoles (17 ha 36 ares et quelques centiares) occupés indûment en mauvais acquéreurs. C'est alors que les Bereksi-Reguig, héritiers de Benali, réoccupent leur terrain légitime le 27 octobre 2001.
Toutes les démarches et interventions effectuées par la famille de Benali Bereksi - Reguig s'avérèrent au fil des jours presque stériles tant les manoeuvres cachées par le concept du «Ichkel fi tenfid» i-e (difficultés d'exécution), juste de quoi tempérer les ardeurs de ce pauvre Benali lequel, à un âge avancé, éprouvait mille et une difficultés à suivre le mouvement du balancier du compte à rebours qui est de décourager «l'autre» jusqu'à ce qu'il se retire, laissant derrière lui les 81 ha, les 1/14e des 88 Ha et tutti quanti.
Le harcèlement aura lieu par l'entremise de la justice où le mensonge, les sous-entendus, les dribbles et autres «cafouillages» en pleines requêtes sombres dans le traitement de ce dossier, seront les principales armes dans un combat souvent illégal via les nombreux partis pris d'un huissier dont le douteux comportement soulève l'ire des héritiers, heureusement soutenus par des conseils de renvoi et jamais prêts à tendre le cou pour être sacrifiéss sur l'autel de la crapulerie. Surtout du temps de l'ancien ministre dont le départ avait été salué localement et en famille, espérant que le nouveau patron de la justice soit plus neutre dans cette affaire, notamment certains magistrats sollicités par les Bereksi - Reguig juste pour donner un conseil avaient soudain froid dans le dos et retournaient les talons pour ne plus se retourner, craignant les retombées d'un injuste règlement de comptes alors que cette famille ne demande que ses droits. Hélas, encore une fois, les malversations et les entourloupettes de certains auxiliaires de justice, un huissier ou un expert aux connaissances limitées, donc catastrophiques pour la suite de débats sereins en vue d'arriver à des décisions voulues par la seule loi et pas d'autres moyens illicites, criminels qui déhonorent la justice et les magistrats honnêtes, courageux et intègres.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdellatif TOUALBIA
Source : www.lexpressiondz.com