Le service de néphrologie du CHU Hassani-Abdelkader de Sidi-Bel- Abbès a, dans la journée de samedi, organisé la première journée nationale portant sur la transplantation rénale avec la collaboration de l'Agence nationale de la greffe rénale. L'objectif des professionnels de la néphrologie et urologie du territoire national est la vulgarisation de leurs expériences de la greffe rénale afin de sensibiliser les malades sur l'importance de cette transplantation qui améliore la qualité de vie des insuffisants rénaux. Les intervenants ont saisi l'occasion pour rendre public le nombre des insuffisants rénaux que viennent rejoindre chaque année 5 000 autres cas, et tous dans l'attente d'une greffe rénale alors que l'on enregistre peu de donneurs. «Le donneur mort cérébralement constitue une réserve appréciable de dons d'organes», ont souligné les professionnels. Le professeur Mekki du CHU de Sidi-Bel-Abbès a rappelé que le service de néphrologie de Sidi-Bel-Abbès a effectué 13 greffes rénales entre 2006 et 2008 et depuis, déplorera-t-elle, l'activité de la transplantation rénale est à l'arrêt avec le départ du chirurgien alors que 500 insuffisants rénaux soumis aux séances de dialyse à Sidi-Bel-Abbès vivent avec l'espoir d'être greffés un jour. Les moyens humains (chirurgiens) et matériels (équipements) sont disponibles, nous restons dans l'attente du feu vert des services compétents pour reprendre l'activité. La transplantation rénale est le meilleur traitement pour les dyalisés mais, font remarquer les professionnels, la prévention reste le meilleur moyen pour éviter l'insuffisance rénale. Un programme doit être mis en place pour éviter les maladies des reins avec un dépistage précoce des pathologies qui peuvent avoir des impacts négatifs sur le fonctionnement des reins (comme l'hypertension, le diabète etc.). Cette journée a aussi porté sur le rôle des psychologues qui doivent être formés pour accompagner les insuffisants rénaux, les sensibiliser sur l'importance du traitement et leur faire envisager une greffe rénale, si le donneur est trouvé. De son côté, le professeur Kara de Tlemcen a soulevé les complications qui peuvent s'ensuivre après une greffe rénale particulièrement l'infection virale, et la pénurie du médicament «Valganciclivir» pour les déprimés. Dans l'après-midi du samedi, les intervenants ont débattu de la prise en charge de la maladie rénale chronique et le rôle du réanimateur lors d'une greffe rénale.A. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lesoirdalgerie.com