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La crise de carburant, une menace pour la campagne des labours-semailles



La crise de carburant, une menace pour la campagne des labours-semailles
La dernière mesure de rationnement de carburant à travers l'ensemble des stations-services de la wilaya de Tlemcen, décidée par le gouvernement, n'a ni atténué le trafic de carburant et encore moins la crise à laquelle les automobilistes sont confrontés quotidiennement. Les plus touchés par cette mesure sont les agriculteurs de la région frontalière qui se voient actuellement approvisionnés à hauteur de 70 litres par semaine.Une quantité qui s'avère nettement insuffisante, notamment en cette période de labours-semailles. «Pour le défi lancé par les pouvoirs publics pour atteindre l'autosuffisance en matière de céréales, les responsables du secteur doivent, plus que jamais, soutenir les producteurs frontaliers pour les encourager à plus de production céréalière. Aussi, en plus des petites quantités livrées aux stations-services, un quota spécial doit être affecté aux producteurs afin de les libérer de ce problème qui risque de compromettre la présente campagne labours-semailles», dira un céréaliculteur. Les agriculteurs et céréaliers refusent d'être traités au même titre que les automobilistes qui sont soumis aux quotas de 500 DA pour les véhicules légers et 2 000 DA pour les véhicules lourds. Ces derniers, confrontés à ce problème depuis des années, espéraient de ces nouvelles mesures des retombées qui favorisent la disponibilité du carburant. Ils ont le désagrément de subir toujours la crise, davantage aggravée. «La lutte contre ce trafic se fait au détriment de l'honnête citoyen. Avant ces mesures, quand les hallaba envahissaient continuellement les stations, on se permettait quand même un plein de temps à autre. Actuellement, on doit se pointer des heures avant l'arrivée du camion d'approvisionnement. Encore, faut-il connaître au préalable le jour et l'heure», dira un automobiliste. Soulignant que ces mesures ont fait plutôt l'affaire des revendeurs informels de carburant sur lesquels on est obligé de se rabattre, au prix fort. C'est en fait la quantité livrée aux stations- services qui a été fortement réduite qui est à l'origine de cette situation. Croyant qu'en limitant la quantité livrée aux stations, ils arriveront à contrecarrer ce trafic. Les initiateurs de ces mesures n'ont fait en fait que pénaliser les citoyens et compliquer la situation des propriétaires des stations-services, lesquels viennent d'être instruits par la DMI qui leur exige la version électronique des listes des numéros d'immatriculation de tous les véhicules servis, avec tous les frais que cela engendre (acquisition d'un PC et recrutement d'un agent de saisie). Notons que lors de l'installation du nouveau wali de Tlemcen, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Balaïz, avait déclaré que «cette mesure sera allégée en fonction de l'évolution de la situation de ce trafic» qui continue malheureusement de saigner à blanc notre économie au vu des énormes quantités saisies ces derniers mois par les différents services de sécurité.


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