Mansourah, « la victorieuse » en arabe, est située au chef-lieu de wilaya de Tlemcen. Construite par le sultan mérinide Abou Yacoub Youssouf, vers 1303, la cité témoigne surtout des affrontements qui ont eu lieu entre les Abdalwadides et les Mérinides. L'histoire raconte qu'Abou Yacoub a tenté à maintes reprises l'obtention de la reddition de la capitale zianide par la famine. Selon Ibn Khaldoun, l'état de siège imposé à Mansourah a coûté la vie à quelque cent vingt mille personnes. Le sociologue ajoute que nonobstant cette situation, les riverains « ont persévéré dans leur résistance et ont été admirables de persévérance, d'abnégation, de courage et de noblesse ». L'encerclement de la cité a pris fin après l'assassinat, par l'un de ses esclaves, du sultan mérinide. Conséquence : les Mérinides retournent dans leur pays et abandonnent Mansourah, dont il ne reste que le minaret, fièrement dressé comme pour défier le temps. D'après les historiens spécialisés dans l'histoire de Tlemcen, la disparition d'un des quatre exemplaires du Coran, rédigé par Othmane Ibn Affane, remonterait à cette période. De Mansourah, jadis prospère, il ne subsiste, aujourd'hui, que les parties nord et ouest des remparts ainsi que la mosquée. Ces vestiges racontent une époque où la capitale des Zianides était le centre culturel et intellectuel de toute la région maghrébine. En plus de 80 tours de contrôle, Mansourah a été entourée de murailles hautes de 12 mètres et épaisses de 1,50 mètres qui délimitaient une superficie de quelque 100 hectares. La mosquée, dont la porte principale s'ouvre à la base du minaret qui fait saillie au milieu de la face nord-ouest, occupe un grand espace.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D O
Source : www.horizons-dz.com