Tlemcen

La BEA a mobilisé 290 milliards de dinars durant les cinq dernières années Financement de la PME



La BEA a mobilisé 290 milliards de dinars durant les cinq dernières années                                    Financement de la PME
Le financement de la petite et moyenne entreprise par la Banque extérieure d'Algérie (BEA) a atteint 290 milliards de dinars durant les cinq dernières années, a indiqué, à Tlemcen, M. Mohamed Loukal, président-directeur général de cette institution bancaire. Ce financement a touché plusieurs secteurs notamment l'industrie pharmaceutique, les réalisations, l'industrie manufacturière, l'industrie agroalimentaire, la promotion immobilière et diverses autres activités de développement, a souligné à l'APS, M. Loukal, en marge d'une réunion avec tous les grands clients et intervenants de la région, tenue mardi à Tlemcen. L'engagement de la BEA à financer davantage l'économie nationale répond ainsi à la politique du gouvernement de M. Sellal visant à dynamiser les entreprises et relancer l'investissement productif et, partant, développer l'économie nationale.Pour ce faire, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, propose au patronat de «bâtir ensemble un vrai pacte de croissance, en 2013». «Il n'est plus possible de se contenter d'avoir seulement 700 000 PME en Algérie», a-t-il lancé à l'ouverture, jeudi dernier, de la réunion avec les représentants du patronat et de la centrale syndicale Ugta. Le moment, selon M. Sellal «est bien choisi pour mobiliser (...) l'entreprise, qu'elle soit publique ou privée sans distinction».
Conscient des difficultés vécues par les PME, le Premier ministre préconise néanmoins une vision «rénovée» de l'économie nationale.
Une rénovation qui ne peut se faire sans l'amélioration de l'accès des entreprises au financement. Il s'agit d'ailleurs d'une des préoccupations des patrons algériens qui, depuis des années, ne cessent de dénoncer la difficulté et parfois l'inexistence d'accès au financement. Une question qui a été au centre des travaux de la première édition des «Journées de l'entreprise algérienne», organisée, en octobre dernier à Alger, par le Forum des chefs d'entreprises (FCE). Selon le professeur Youcef Benabdellah, présent à cette rencontre, l'absence d'un système bancaire concurrentiel a fait de l'accès aux financements une des contraintes les plus ardues qui entravent aujourd'hui l'investissement, de par notamment la faible prise de risque de la part des banques. Ces dernières respectent les règles prudentielles en large conformité avec les directives internationales adoptées sous l'égide du Comité de Bâle (Bâle II et III). Ainsi les 21 établissements agréés enregistrent un ratio de solvabilité bancaire (couverture des engagements par les fonds propres) de l'ordre de 24% à la fin 2011. Soit un ratio fonds propres réglementaires par rapport aux risques encourus de 24%, et un ratio fonds propres réglementaires de base par rapport aux risques encourus de17,2%, après notamment leur recapitalisation en 2009. L'investissement des entreprises (publiques et privées) par rapport à l'investissement global est passé de 11,9%, en 2001, à 6,8% en 2009.
M. Benabdellah propose ainsi de discriminer positivement l'investissement productif pour accompagner l'investisseur.Pour sa part, Nassim Kerdjoudj, DG de Net Skills, déplore que le crédit bancaire reste l'unique source de financement des projets d'entreprises, alors qu'il existe d'autres formes de financement plus adaptées pour certains d'entre eux. Il citera notamment le financement via le marché boursier, le capital risque et le leasing.Selon Rachid Sekkak économiste et directeur général de Hsbc Algérie, pour que les entreprises et les banques participent plus activement au développement de l'économie locale, il conviendra de rendre l'acte d'investissement plus attractif que l'acte de commerce.Pour défendre son secteur, abderrezakTrabelsi, directeur général de l'Association des banques et établissements financiers (Abef), indique que si le financement de l'investissement industriel est faible ce n'est pas aux banques qu'il faut l'imputer, mais à «un effet d'aubaine» favorable aux importations. Les demandes de financements adressées aux banques portent peu sur l'investissement industriel mais, le plus souvent, sur des opérations commerciales, plus rentables. Par contre, le nombre de projets d'investissement productifs est faible parce qu'il y a «plus de difficultés à aller vers l'investissement industriel», selon M. Trabelsi.
Des difficultés qui pourraient être levées si l'on croit les propos du Premier ministre : «le gouvernement est là pour améliorer le climat des affaires et faciliter au mieux l'acte d'investir».
B. A.
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