Avec les nouveaux morts enregistrés suite aux fortes pluies, on ne peut s'empêcher de penser à la phrase lâchée à Tlemcen par le président Bouteflika sur les sciences humaines et les sciences exactes, les secondes étant censées être plus utiles que les premières, reléguées à un luxe pour pays avancés, à l'instar de l'aéronautique ou du saut à l'élastique.Dans le cas de ces morts qui se succèdent avec une inquiétante régularité, où est la part des sciences exactes et des sciences humaines 'Pour les amateurs des premières, on peut tout prévoir, même l'imprévu, en tous cas la pluie, et on peut tout éviter, pourvu que les réseaux d'alerte soient entretenus et les conseils écoutés, avec exactitude. Un sociologue expliquera qu'en l'état régressif des structures publiques, où le wali est généralement calfeutré dans son bureau à boire de l'eau fraîche pendant que les inconscients, pauvres et sans choix réel, construisent sur le passage de l'eau, toutes les catastrophes sont à prévoir, sauf les démissions de walis, ce qui pour beaucoup ne sont pas des catastrophes.Pour ces deux catégories, wali et population, on s'en remet après à Dieu. La mort n'est pas une science exacte, mais la science exacte explique que dans les pays développés, une catastrophe n'arrive qu'une fois, tout étant calculé après pour qu'elle n'arrive pas une seconde fois. On ne parle pas ici du troisième mandat mais bien du fait qu'après des dizaines de morts, tout est à faire pour protéger les survivants pour que l'eau ne tue pas.L'humain étant au centre du dispositif de prévention, restent les autres sciences qui ne sont pas exactes mais pas vraiment non plus sciences humaines. La météorologie, la dialectique et le fatalisme. Et la politique bien sûr, surtout celle qui consiste à visiter en pleurant les cimetières après les catastrophes au lieu de visiter les systèmes d'évacuation des eaux avant les pluies.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Chawki Amari
Source : www.elwatan.com