Tlemcen - A la une

L'éternel manque d'infrastructures



Défaillance n «Les infrastructures d'accueil sont quasi inexistantes à Igli. L'auberge, seule, ne peut abriter les touristes et les passagers», déplore un jeune venu de Tlemcen.Des jeunes prennent des initiatives et font la promotion de leur localité sur les réseaux sociaux, comme «Houna Igli» (ici Igli). Certains parmi eux nous ont fait part de leur souhait de pouvoir investir dans leur localité qui commence à «bouger en matière d'accueil à domicile de touristes locaux». Une nouvelle tendance inspirée d'autres localités, comme Taghit, une ville, très belle certes, mais à laquelle Igli n'a rien à envier, mais qui est beaucoup plus connue. Selon le président de la commune, Youcef Djaber, tout projet ou activité touristique est le bienvenu «nous sommes prêts à aider, avec des lots de terrains, tout projet ambitieux au profit de notre commune» nous dira-t-il.?Le tourisme inspire les jeunes, mais pas seulement?! les vieux aussi?! Ahmed est un cadre installé à Paris, il est originaire de Chlef. Ce jeune se rend souvent à Béchar rendre visite à sa s?ur ainée mariée là-bas «Je découvre pour la première fois cette localité où je suis venu assister au mariage collectif. Je pense déjà à investir ici dans le tourisme avec mon jeune frère et je souhaite trouver des facilités. On souhaite acheter une grande ferme et élever les animaux et créer une vraie ferme bio, puisque notre s?ur de Béchar a un doctorat en agronomie. Je constate ici de visu que tout pousse sans aucun problème. J'ai peur des lenteurs de l'administration. Sinon, l'argent ne pose pas problème» affirme-t-il. El Hadj Belghit est âgé de 81 ans. Il a déjà activé dans le tourisme à titre personnel et souhaite encore activer au profit de sa ville. «J'ai des chameaux. A ce jour je suis entre la vie bédouine et urbaine. Auparavant, je prenais mon chameau jusqu'à Taghit pour gagner mon pain. Je souhaite activer ici, car je ne peux plus me déplacer à mon âge. Je suis un bédouin, je me suis sédentarisé depuis 1954 dès le déclenchement de la Révolution où j'ai perdu trois de mes frères. J'ai moi-même travaillé pour la Révolution. Mais je ne veux aucun papier. C'est pour mon Dieu et mon pays. Je suis à ce jour prêt à faire le guide dans le désert». Nous avons noté qu'outre l'hospitalité de la population, cette culture de l'accueil à domicile des touristes est ancrée ici. Les hommes dans la rue ne cessent de vous inviter chez eux. Les femmes aussi. D'ailleurs, nous avons été accueillis dans une maison ouverte spécialement pour nous et où l'on recevait les mets traditionnels, comme le fameux couscous. Une chance qui n'a pas été du côté de ce groupe de 42 personnes dont des diabétiques venus avec l'association Ahbab Tlemcen «nous sommes entassés à l'auberge d'Igli qui ne répond à aucune norme. Les vitres sont cassées. Elle est mal entretenue», déplore un jeune étudiant. Un autre regrette de ne pas trouver de magasins ouverts «pas de pain ni de fruits. Ils ferment très tôt. Nous avons acheté tout ce que nous avons trouvé dans un seul magasin d'alimentation générale ouvert».?
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