Fioretto n'a fait que rehausser le charme de cette soirée
Plusieurs ambassadeurs de pays européens ont été invités par Chérif Rahmani dans cette oasis.
L'ensemble Fioretto, groupe autrichien, a enflammé Timimoun. C'était donc la fête à Timimoun, la perle du désert algérien. Le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement a mis le paquet pour célébrer «la décennie des déserts et la lutte contre la désertification (2010-2020)».
L'ensemble Fioretto n'a fait que rehausser le charme de cette soirée qui restera à jamais gravée dans la mémoire des invités. Les symphonies de Mozart et de Bach ont été majestueusement interprétées par le groupe autrichien.
La beauté du ciel étoilé de Timimoun a plongé les participants dans une transe romantique, parant une nuit de décembre. Pour le ministre Cherif Rahmani, le meilleur moyen de laisser exprimer la nature qui s'éveille en soit n'est autre que la musique. Il a ainsi invité les ambassadeurs de la Suisse, de la Suède, la République Tchèque, les Pays-Bas et également le représentant de la Banque mondiale en Algérie, une façon de leur faire admirer la beauté du Sahara.
Pour revenir au concert qui s'est déroulé en plein air et en soirée, le froid légendaire des belles nuits étoilées de l'oasis rouge n'a fait qu'ajouter du charme à cette soirée exceptionnelle.
Sous les mélodies de Beethoven, le froid a comme par enchantement disparu pour laisser place à une convivialité qui a réchauffé les coeurs des présents. Deborah a, quant à elle, marqué de son empreinte les esprits en prenant le micro pour enchanter les «soldats» du désert par sa voix et sa bonne humeur.
La fête n'était que plus belle. Tous les invités se sont mis à danser et à applaudir avec un esprit de fraternité qui n'avait qu'une seule ambition fêter Timimoun. En tous les cas une chose est sûre: les convives n'oublieront jamais cette première célébration de la décennie de la lutte. La nature a été mise à l'honneur par l'ambassade d'Autriche en Algérie, lequel est derrière la participation de ce groupe.
«L'Autriche est actuellement vice-présidente de la Conférence des Parties de la Convention sur la lutte contre la désertification. C'est donc un honneur pour nous de tâcher d'évoquer l'harmonie possible entre la nature et l'être humain avec un concert de musique baroque dans le désert au bord de l'Erg Occidental», nous confie tout sourire, un fonctionnaire accompagnant l'ambassadeur d'Autriche en Algérie et qui semblait sous l'émotion du concert auquel on venait d'assister.
Pour Son Excellence l'ambassadrice, il n'y a pas meilleur moyen de lutte que l'art. «L'art est une force très particulière. C'est un outil qui ouvre de nouvelles dimensions et perspectives pour s'attaquer à un problème qui semble incroyablement grand, comme la lutte contre la désertification», lance-t-elle avec assurance.
«La musique de l'ensemble Fioretto montre comment la culture de l'homme peut être douce et noble et comment nous pouvons être respectueux de la création et du maintien de l'harmonie entre l'homme et la nature et entre les personnes», ajoute-t-elle. «Les oeuvres de Mozart et de Bach, qui ont été entendues sous les étoiles de l'immensité du Sahara ont également été jouées en Autriche et en Europe, ainsi que pendant la période prospère des Zianides à Tlemcen», soulignet-elle. Le concert sert à sensibiliser.
Avec les moyens modernes, il est possible aujourd'hui de promouvoir le développement durable et motiver pour joindre nos forces à travers les frontières sur la lutte contre la désertification, atteste la même source. La musique nous a donc rappelé une proximité de vie avec la nature qui est peut-être perdue aujourd'hui...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid AIT SAID
Source : www.lexpressiondz.com