
Les principes du sport perdent leurs valeurs quand ils deviennent des cibles du non-respect de la réglementation. Dans ce cas, le MJS, les DJS et les fédérations sont à blâmer. En d'autres mots, ces instances avec des actes et comportements contraires au cadre légal s'autodétruisent et par ricochet, affaiblissent le sport.Si nous avançons ce constat, c'est que la situation qui sévit à la ligue de judo de Tlemcen est une conséquence d'un abandon total des règles qui régissent les associations sportives. Ainsi, tout a commencé la mi-septembre quand le président de la ligue a été incarcéré pour une affaire hors sport. Faut-il encore préciser que ce même président est membre du bureau fédéral de la Fédération algérienne de judo et en même temps celle des sports équestres. Déjàlà , tout autant le DJS de Tlemcen qui lui a accordé le mandatement pour deux fédérations et le MJS qui n'a pas réagi à cet impair dans le cadre du cumul, sont à condamner. Au-delà de cet aspect et vu que le bureau de la ligue de judo de Tlemcen a réagi, le président dépose sa démission à la DJS, enregistrée le 19 février 2017. Or, suite à une lettre adressée à la DJS sur un constat de mauvaise gestion, le président démissionnaire suspend le vice-président, auteur de la correspondance, en date du”? 14 août 2017. Le comble c'est que le président de la Fédération de judo, Laras Rachid, entérine cette suspension. Pour quel intérêt ' Il faut savoir que le vice-président Bloud Fawzi, a saisi sa tutelle directe en ce qui concerne les finances, puisque c'est la DJS qui octroie la subvention et non la fédération.
La ligue demeure inactive jusqu'à la convocation d'une AG élective le 22 octobre dernier, en vertu des délais requis par la réglementation et les articles 15 et 21 des statuts de la ligue. Deux membres de la FAJ étaient présents ainsi que le représentant de la DJS. Ce qui est étrange, c'est que les membres fédéraux exhibent un document de suspension pour le vice-président, candidat à la présidence. L'AG est en fin de compte reportée au 31 octobre, soit après le passage du vice-président en conseil de discipline, le 30 octobre à Alger. Belle mise en scène du président de la FAJ qui, contacté par téléphone pour nous éclairer sur la situation, nous répond : «Ce n'est rien, le vice-président se présente à la FAJ et tout sera réglé.» Mais, une fois à Alger, le vice-président est invité par le président de la FAJ à écrire une lettre, rien de plus. Un dérangement qui a coûté au concerné des frais qui ne seront pas remboursés par la ligue. On peut avancer que c'est un abus de pouvoir.
Enfin, ce qui semble être un dépassement dans les prérogatives, c'est qu'à la veille de l'AG, le président de la FAJ envoie un fax à la DJS pour suspendre les élections. Ce qui est surprenant, c'est que le directeur de la jeunesse et des sports de Tlemcen exécute sans rechigner, sûrement par méconnaissance des droits qui lui reviennent, ceux de gérer administrativement sa ligue, la partie technique et arbitrage revient à la fédération. Pour le moment, les clubs et les athlètes sont dans l'expectative, celui qui tient les rênes de l'organisation des compétitions, soit la ligue, est inactive parce que freinée. Et dire qu'à la FAJ, on parle de développement du judo à travers le pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Z
Source : www.lesoirdalgerie.com