Un intérêt particulier à l’émigration clandestine
L’émigration clandestine, l’affrètement et l’hypothèque maritimes, ainsi que la pollution marine ont été les principaux thèmes abordés par les maîtres du barreau venus de la région ouest, à Ghazaouet, pour débattre de l’application du code maritime en Algérie.
Cette rencontre, organisée par le syndicat régional des avocats, au cours de laquelle plusieurs thèmes ont été développés par des professeurs de droit venus respectivement de Tlemcen, Oran et Chlef, a été rehaussée par la présence d’un délégué du ministère de la Justice et du procureur général près la Cour de Tlemcen. La matinée aura connu plusieurs intervenants, à l’image de Me Rahal Mohamed-Seghir, dont le thème a tourné autour du fléau que subit actuellement le littoral ouest du pays et qui n’est autre que l’émigration clandestine. «L’émigration clandestine qui prend de l’ampleur n’est pas sans surprendre dans notre pays qui était loin du phénomène, alors que ce dernier était banalisé chez nos voisins, voire dans le reste de l’Afrique», dira-t-il avant de s’interroger sur «les lois qui régissent actuellement cette nouvelle situation», en mettant en exergue le vide juridique en la matière qui, selon lui, «place les juges dans une situation des plus difficiles». Abordant la question des harraga, l’avocat précisera que, «par le passé, ils émigraient par monts et par vaux, alors qu’aujourd’hui ils en sont à affronter les dangers de la mer. Quand ils ne sont pas engloutis dans les profondeurs marines, ils sont pourchassés dès leur arrivée sur «la terre promise», pour être emprisonnés ou hospitalisés dans le meilleur des cas. Et d’interpeller: «Aux yeux de la loi, qui est ce clandestin? Au vu de la loi, répète-t-il, nous pouvons dire que c’est un passager au-delà du problème humain.» Et de souligner que le fait de jeter en prison un clandestin est contre-indiqué. Selon lui, «ces jeunes ont plutôt besoin d’une réelle prise en charge psychologique et nous devons chercher ensemble quelle politique préventive nous faudra-t-il adopter pour les en dissuader.»
je veux avoir le code maritime
brixi djawad - commercant - tlemcen, Algérie
11/04/2011 - 13496
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com