En tournée dans l'ouest du pays, l'écrivain Yasmina Khadra a présenté, dimanche à l'hôtel Grand Bassin de Tlemcen, son dernier livre Khalil (éditions Casbah) en présence d'un nombreux public.Avant d'entrer dans le vif du sujet, le conférencier a commenté l'actualité, notamment l'épidémie de choléra qui a provoqué selon lui "la colère du peuple algérien face à la démission de l'Etat devant une telle situation, qui se produit au 21e siècle dans notre pays. Nous n'avançons pas, nous reculons".
Il a ensuite plaidé pour que le livre retrouve la place qui lui revient dans la société du savoir et du progrès. "Ma démarche s'est toujours inscrite dans le partage et l'apaisement, et j'espère avoir été digne des Algériens que j'ai représentés dans le monde entier à travers les rencontres, conférences et forums internationaux", a-t-il tenu à souligner. Et d'enchaîner : "Pour parvenir à réaliser son rêve, il faut y croire. Ce qui me chagrine, c'est ce clanisme et ce charlatanisme à travers des groupes de personnes qui ne veulent pas évoluer et qui n'évolueront jamais."
Interrogé sur le choix du titre Khalil pour son livre, Yasmina Khadra a répondu : "C'est pour répliquer à la psychose qui règne en Occident où tout ce qui est musulman est irrémédiablement diabolisé. Si un kamikaze venait à échouer et qu'il survit à son acte meurtrier, il pourrait probablement s'attacher à la vie, celle-là même qu'il voulait arracher aux autres, car après l'échec, il y a toujours la vie."
B. Abdelmadjid
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelmadjid B
Source : www.liberte-algerie.com