La grève des étudiants de l'Institut national des Technologies de l'information et de la communication (INTIC) qui a duré 4 jours, en fin de semaine passée, a été suspendue hier à l'issue des assurances de la direction de l'établissement de prendre en charge leurs doléances.
Selon le directeur de l'Institut, la grève a été décidée suite à une demande de diagnostic des installations du réseau de raccordement au gaz domestique et qui a été confié aux services spécialisés de Sonelgaz et ce, conformément aux orientations données par la tutelle afin d'éviter tout risque comme cela a été le cas dans un campus à Tlemcen.
L'expertise a conclu qu'en raison de sa vétusté et de l'emplacement souterrain des chaudières, des travaux de modernisation des équipements ainsi que du réseau d'alimentation s'imposent, par mesure de sécurité. Par conséquent, l'institut s'est retrouvé subitement privé de chauffage et d'eau chaude et ce, à l'orée de l'hiver qui s'annonce rude. Ceci dit, pour un tel projet, la procédure s'avère lourde et longue avec le passage par le lancement de l'avis d'appel d'offres et cet impondérable survient en fin d'exercice et il est de l'incapacité à l'établissement de prendre en charge financièrement le projet.
A ce sujet, le ministère de tutelle a dépêché un émissaire à l'institut et le projet a été pris en charge. Par ailleurs et pour offrir le minimum de conditions de confort aux étudiants notamment les internes, des solutions palliatives ont été trouvées à l'instar du recours au gaz propane pour les besoins de la cuisine et le manque a été comblé en l'espace de 10 jours. Reste la disponibilité de l'eau chaude qui est en cours de solution intermédiaire à travers le remplacement des brûleurs à gaz par d'autres fonctionnant au mazout, pour faire fonctionner la chaudière et d'offrir des couvertures supplémentaires aux résidents du campus.
A ce sujet, cette solution de rechange devra prendre au maximum 3 semaines et d'ici le retour des étudiants des vacances hivernales, le problème sera réglé, si entre temps des problèmes techniques ne surviendront pas. Le même responsable précise que si ce problème a été l'élément déclencheur de la protestation, les étudiants ont exploité cette opportunité pour revenir sur d'autres questions telles la consistance des repas, une question qui a été atténuée suite à l'augmentation de la subvention publique du repas qui est passé de 70 à 100 DA.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com