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Insertion des sourds et malentendants



Insertion des sourds et malentendants
Le président du bureau de Tlemcen de la Ligue des droits de l'homme, a appelé le ministère du Travail et des affaires sociales à «prendre en charge tous les enfants sourds implantés».Implanter les enfants sourds et malentendants est une intervention chirurgicale très simple, mais leur rééducation fonctionnelle en vue de leur insertion en milieu scolaire, reste un problème pour leurs parents. Les propos sont de M. Benabdallah, président de l'association nationale Ismaa, des enfants sourds implantés et des malentendants, à l'occasion des travaux de la rencontre nationale sur L'insertion des enfants implantés en milieu scolaire. Une rencontre qui a vu la participation de spécialistes en ORL venus des quatre coins du pays, de représentants de la Ligue des droits de l'homme, des parents des implantés, et de cadres de l'éducation nationale et de la direction de l'action sociale et de la solidarité. L'éternelle problématique de l'insertion des enfants implantés en milieu scolaire a été au centre des débats, car ces derniers dans leur majorité, «sont livrés à eux-mêmes tant sur le plan de la prise en charge postopératoire que sur celui de l'acquisition des accessoires, onéreux et donc inaccessibles financièrement pour la majorité des parents», dira le représentant des parents des enfants implantés. Ce qui a poussé Faleh Hammoudi, le président du bureau de Tlemcen de la Ligue des droits de l'homme, à interpeller le ministère du Travail et des affaires sociales à «prendre en charge tous les enfants sourds implantés afin que les frais de leurs appareils soient pris en charge par la sécurité sociale», «considérant ces enfants comme handicapés à part entière ou pour le moins souffrant d'une pathologie chronique nécessitant un suivi médical continu». Pour les spécialistes «les implantations des enfants sourds et malentendants sont prises en charge totalement par l'Etat qui débourse, en prothèses et interventions chirurgicales, plus de 600 millions de centimes par enfant. Toutefois, les implantés ne peuvent aspirer à une insertion scolaire normale si l'enfant ne suit pas des séances de réglages et d'orthophonie, ainsi qu'une rééducation fonctionnelle». Et de conclure : «En termes d'insertion il a été constaté un faible taux de réussite. Il est donc temps de faire le bilan de cette opération nationale afin de rectifier les insuffisances pour que les enfants implantés puissent retrouver leur sérénité», car «les implantés ne sont ni sourds ni entendants, mais souffrent en plus des inconvénients de la prothèse». De notre correspondant


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