
"Aucun programme national de protection de l'environnement ne réussira sans l'implication direct du citoyen", a indiqué, hier à Blida, Abdelkader Ouali, ministre des Ressources en eau et de l'Environnement.En assistant à la 3e rencontre sur le partenariat sur l'environnement, lancé l'année dernière, sous le thème : "Ensemble vers une citoyenneté pour l'environnement", le ministre a souligné que le citoyen constitue le maillon fort de la chaîne du programme de la protection de l'environnement.Pour impliquer le citoyen dans cette trajectoire de protection de l'environnement, le ministre annonce que parmi les dizaines de propositions présentées lors des rencontres de Sétif et Tlemcen, deux ont été retenues. Il s'agit de la création d'une charte locale qui permettra d'identifier tous les problèmes de l'environnement à l'échelle interne avant d'aller vers un programme d'application pour le développement de chaque région. "Il ne faut pas parler de l'environnement de manière dispersée ou conjoncturelle comme la Journée de l'arbre, la question de l'environnement doit être au c?ur de nos préoccupations. Elle n'est pas seulement l'affaire du ministère, mais celle de tout le monde", a lancé le ministre qui évoque la deuxième proposition retenue lors de la rencontre de Tlemcen. Selon lui, il faut créer une relation étroite entre l'Observatoire national de la protection de l'environnement et le mouvement associatif.Pour lui, cette relation permettra de recueillir plus d'informations sur la dégradation de l'environnement et à l'Observatoire d'informer en continu les associations sur la question de l'environnement. "Nous devrons être tous des observateurs pour dénoncer la moindre dégradation de l'environnement", a indiqué le ministre.Selon lui, l'Algérie doit relever un grand défi pour réaliser le programme de la protection de l'environnement. "Il est impossible de continuer dans cette situation et de fermer les yeux sur certains dépassements." Et d'ajouter : "Il est vrai que 80% des usines dans l'Algérois respectent les normes environnementales en se dotant de moyens pour l'épuration des eaux usées mais 20% ne les respectent pas. Nous ne tolérerons plus ce phénomène où des investissements se réalisent sur le compte de l'environnement".Il estime logique le retard que connaissent les enquêtes sur l'impact sur l'environnement que font les services de son département quant au projet d'investissement. "C'est une procédure qui prend du temps car il s'agit parfois d'une activité très dangereuse pour la santé publique", argumente le ministre qui évoque le phénomène du sachet noir en plastique. Sur ce sujet, le ministre estime que le sachet noir est fabriqué dans l'informel et est alimenté par des matières premières qui proviennent du recyclage. Pour endiguer ce fléau, le ministre considère qu'il faut utiliser la force de la loi dans toute sa rigueur.Enfin, pour rappel, 157 associations représentant 17 wilayas du Centre ont pris part à cette rencontre pour participer à cinq ateliers et sortir avec des recommandations qui seront prises en compte dans le rapport sur l'état de l'environnement.K. FAWZI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Fawzi
Source : www.liberte-algerie.com