
Promouvoir une école archéologique algérienne, dépoussiérer et remettre au niveau d'exigence mondiale les programmes et les méthodologies d'enseignement des arts dans les instituts relevant de son secteur, telles sont quelques-unes des priorités du ministère de la Culture exposées par Azzedine Mihoubi lors de sa visite à Aïn Témouchent.C'était la première visite d'un ministre de la Culture à Témouchent depuis? vingt ans, la précédente ayant par ailleurs été l'unique depuis la création de la wilaya en 1984. C'est dire l'importance accordée localement à l'événement, en particulier par ses hôtes du monde des arts et de la culture, d'autant que la visite a été copieuse en acquis.Faire renouer les Algériens avec la culture cinématographiqueEn effet, Témouchent va être dotée dans l'année et au cours de la suivante de quatre salles de spectacle dont un cinéma, un musée national de la préhistoire et de l'antiquité, une annexe de l'institut régional de musique où sera dispensée également la chorégraphie, de nouveaux ateliers pour la maison de la Culture.Au cours de sa visite, l'hôte de la wilaya a fait part de quelques priorités de son département, en particulier de la nécessité de faire renouer les Algériens avec la culture cinématographique, non plus dans une pratique solitaire, devant son poste de télévision, mais en groupe dans des salles sombres : «Depuis un mois et demi, une commission est à pied d'?uvre sur la question. Il est aberrant de produire des films et de ne pas disposer de salles pour les projeter ou de ne pas avoir de public.Ainsi, nous avons initié l'opération ciné-ville et ciné-plage de façon à reconquérir ce dernier. Nous disposons de 76 salles et 20 de la cinémathèque qu'il s'agit de mettre en réseau.Par ailleurs, la priorité va être accordée à des films à moindre coût de façon à produire plus de films, de favoriser la diversité des genres et de satisfaire à la nécessité de diffuser 30% de produit algérien sur nos écrans, cela en conformité avec la loi. Il n'est plus question de mettre tous nos moyens financiers dans quelques films à gros budget. En outre. Il faut former les scénaristes.»Repenser la formation des trois instituts de son secteur (ISMAS, beaux arts et musique)A ce propos, répondant à une question d'El Watan sur le devenir de l'ISMAS, le ministre estime qu'il y a lieu de repenser la formation au niveau des trois instituts de son secteur (ISMAS, beaux-arts et musique : «Le constat est fait que les bacheliers ne s'orientent plus vers la formation artistique. La tendance doit être inversée.Tout d'abord par la révision des programmes et des méthodologies d'enseignement. Il n'est pas question de demeurer sur des approches et des contenus datant des années 60' et 70'.En musique, tout de même, on est à l'ère de la musique assistée par ordinateur. Par ailleurs, la question de la reconnaissance des diplômes délivrés est au c?ur du problème. Elle va faire l'objet d'un travail d'une commission en partenariat avec le ministère de l'Enseignement supérieur. On doit aussi penser à mettre en ?uvre la formation continue.»Au niveau du chantier du musée, il a insisté sur la révision de l'activité de ce type d'institution : «Nous accordons trois à quatre autorisations de fouilles par semaine. Il est de toute nécessité que leurs résultats donnent lieu à des communications et des débats en ces enceintes. Notre objectif est de favoriser l'émergence d'une école algérienne d'archéologie.»Au stand consacré au festival de théâtre de marionnettes, le ministre a insisté pour la prochaine édition, parce que ce sera la 10e, qu'elle soit un grand événement et qu'il attend en conséquence les propositions du commissariat. Enfin, en se rendant à Tlemcen, Azzedine Mihoubi a fait un crochet par la daïra d'Oulhaça, en la zouia Sidi Yacoub, un ancien ribat, où il lui a été présenté le projet de protection et de mise en valeur du site archéologique de Siga, la capitale de Syphax.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com