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Hocine Necib à Tlemcen



Hocine Necib à Tlemcen
Les experts qui ont déjà participé à des symposiums au Sénégal et en Uruguay estiment que "la réalisation de ladite station a été effectuée sans conformité avec le cahier des charges et aux standards internationaux appliqués à l'ouvrage"."Grâce aux investissements consentis par l'état depuis plusieurs années dans sa politique des barrages, la wilaya de Tlemcen détient à présent une importante capacité de stockage en eau, ce qui va permettre non seulement d'assurer l'alimentation en eau potable des populations dans les meilleures conditions et à plein temps, mais aussi de réserver une bonne partie de cet emmagasinage à l'agriculture, notamment, au profit du périmètre de Maghnia qui couvre une superficie de 6000 ha", a déclaré le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, à l'issue de sa visite de travail effectuée, dimanche, dans la wilaya de Tlemcen.Il faisait allusion à l'apport mobilisé grâce aux stations de dessalement d'eau de mer de Honaïne et d'Ouled Benayed, aux cinq barrages fonctionnels et aux nombreux forages réalisés à travers l'étendue de la wilaya.Accompagné du wali, le ministre s'est rendu à Honaïne, Remchi, Maghnia, Nédroma et Ghazaouet pour visiter des barrages et stations de pompage et dialoguer avec les gestionnaires.Son attention a particulièrement été attirée par la station de dessalement d'eau de mer de Honaïne d'une capacité de traitement de 200 000 m3, mais qui assure actuellement la conversion en eau potable de seulement 80 000 m3/jour au profit des communes de la wilaya, car la vitesse de croisière des équipements n'a pas été totalement atteinte.Mise en exploitation le 7 juillet 2012 par Abdelmalek Sellal, alors ministre des Ressources en eau (coût 250 millions de dollars), cette station devrait régler grandement le problème d'eau pour23 communes de la wilaya (soit 550 000 habitants), particulièrement, ceux des zones rurales qui ne recevaient l'eau qu'un jour sur quatre.Cependant, elle pose un problème important, en relation avec l'environnement. Selon l'association écologique Larimar de Sidi Bel-Abbès qui a effectué une expertise sur le site, "un état de dégradation avancé de tout l'environnement immédiat (terre ferme et fonds marins) du site d'implantation de la station en question a été constaté". Les spécialistes de l'association ont relevé "des signes avant-coureurs d'une véritable catastrophe écologique sur les écosystèmes visités à deux reprises".Les experts qui ont déjà participé à des symposiums au Sénégal et en Uruguay estiment que "la réalisation de ladite station a été effectuée sans conformité avec le cahier des charges et aux standards internationaux appliqués à l'ouvrage, engendrant d'énormes dégâts environnementaux constatés sur les lieux à travers les graves dysfonctionnements du dispositif de dessalement en place, avec ses fuites d'eau non colmatées ainsi que les rejets sous forme concentrée de sel dans la mer, ce qui a fini par entraîner un phénomène de non-visibilité dans les fonds marins risquant de nuire grandement à la viabilité des écosystèmes et des espèces marines qui y vivent". Il est aussi indiqué dans cette enquête qu'"actuellement le plus exposé d'entre tous les sites visités est le fond marin de Tafessout, connu pour ses belles plages, où l'équipe de plongeurs de Larimar a découvert un nombre considérable de dépôt ferreux et de roches non marines déversées par l'entreprise, sans se soucier de la convention signée en la matière avec les maîtres d'?uvre et d'ouvrage".Le ministre n'a pas annoncé des décisions spéciales pour cette station hormis la nécessité de réactiver, à partir début 2014, le centre de formation pour renforcer les équipes techniques en place.B. ANomAdresse email


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