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HistoireS étranges



HistoireS étranges
Vestiges n Une coupure de presse d'un journal «l'Echo de Bougie», datant du 31 décembre 1905, relate la découverte d'un trésor au niveau de la Rampe des Oliviers lors des travaux de terrassement pour la construction de la maison Gotuso. Ce trésor était constitué de 329 pièces d'or et deux «ikhelkhalènes» (bracelets).«Tout bougie n'a parlé, pendant quelque jours, que de la découverte du trésor, enfoui, dans les ruines à flanc de couteau au-dessus de la rampe des oliviers et que les travaux d'édification de la Maison Gotuso ont été mis à jour, le mardi 10 courant. On sait que, 329 pièces d'or et deux kalkais (ou bracelets de pieds) pesant en tout 3 kilos et 92 grammes d'or, composaient l'ensemble de ces trouvailles. Bien des gens?en apprenant cette découverte se sont bornés à supputer la valeur commerciale du magot?D'autres, plus intellectuels, se sont demandés de quelle époque dataient ces pièces arabes et ces morceaux d'orfèvreries massives, et par quel hasard étrange gisait, dans cet endroit-là, au milieu d'un éboulis de vieille muraille, cette marmite ou dormait une petite fortune. C'est pour satisfaire les personnes avides de connaître les choses du temps passé, que je vais retracer l'histoire de Bougie à l'époque ou ces pièces ont brillé au soleil? il y a 7 siècles passés. Les pièces d'or trouvées sont de deux dimensions, les petites portent au recto les inscriptions arabes suivantes, en exergue: «Abou Mohamed Abd El Moumen ben Ali, Prince des croyants. Louange à Dieu maitre de l'Univers.» Puis, dans un carré au centre: «El Mahdi pontife du peuple, celui qui tient la main a l'exécution des ordres de Dieu.» Au verso, en exergue : «Au nom de Dieu Clément et miséricordieux. Que dieu accorde la bénédiction et le salut a Mohamed et sa sainte famille purifiée.» Puis dans un carré au centre : «Il n'y a de dieu que Dieu, Mohamed est son prophète».?Les grandes pièces portent au recto, en exergue : «Le prince éminent Abou Abdallah Mohamed ben Ali. Le prince des croyants». Puis, dans un carré au milieu : «Celui qui tient la main à l'exécution des ordres de dieu : Le kabfe Abou Mohamed Abd El Moumen Ben Ali, prince des croyants.» Au verso on lit en exergue : «Dieu est unique. Il est notre dieu. Il est clément et miséricordieux. Il n'y a de dieu que lui». Dans un carré au milieu : «Au nom du dieu clément et miséricordieux. Il n'y a de dieu que Dieu. Mohamed est l'envoyé de dieu et mahdi est pontife du peuple». Voila ! Le mystère est dévoilé. ces pièces sont au nom de Abd El Moumen Ibn Ali, premier sultan de la dynastie des Almohades fondée par son père Mohamed Ibn Toumert, le théologien musulman qui prétendait être le seul a bien prêcher l'unité de Dieu. Les Almohades régnèrent sur la moitié de l'Espagne, sur le Maroc et sur le royaume de Tlemcen, et Abdel Moumen se proclama sultan à Tlemcen en 1130.A suivre
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