Ce déficit qui s'accentue de jour en jour est dû, selon les habitués de cette ligne, à la défaillance d'un grand nombre de transporteurs.
Les habitants de Sidi Amar dénoncent énergiquement le manque de transport flagrant qui caractérise ces derniers jours la ligne Ghazaouet-ville ' Sidi Amar, notamment le vieux quartier. Ce déficit qui s'accentue de jour en jour est dû, selon les habitués de cette ligne, à la défaillance d'un grand nombre de transporteurs. Selon toujours les usagers de cette ligne, ces derniers (les transporteurs défaillants) activant sans autorisation d'exploitation sont surveillés en permanence. Du coup, pour éviter des contraventions ou une mise en fourrière, ils renoncent à leur activité clandestine, mettant ainsi les usagers dans un grand désarroi.
«Les trois seuls véhicules (de 14 places), autorisés à exploiter cette ligne sont loin de répondre aux besoins d'une population de plus de 10 000 âmes», fait remarquer un usager. Et d'ajouter : «Encore faut-il que ces derniers ne soient pas sollicités pour une longue course.» En effet, à défaut d'un transport public fiable et organisé, en mesure de répondre convenablement aux besoins des usagers, cette ligne, comme bien d'autres d'ailleurs, est exploitée par un grand nombre de «clandestins». Ces derniers, même si parfois ne respectent pas la notion du service public, rendent un service considérable à la population en matière de transport.
Les éjecter du circuit serait grandement pénalisant pour la population de Sidi Amar. D'ailleurs, leur absence donne lieu à un désordre indescriptible au niveau de l'étroite station où cohabitent les taxis de grandes lignes, les transporteurs de la commune de Dar Yaghomracen et ceux de Sid Amar.
Aux heures de pointe, ladite station déborde de monde, les usagers font le pied de grue, attendant un hypothétique moyen de transport. Quand l'un d'eux pointe enfin le nez, c'est la pagaille générale. Les jeunes se disputent les places à coups de bousculade. Les femmes et les vieux incapables de se mêler à ce tohu-bohu préfèrent se retrancher à l'arrière et prolonger leur attente.
Certains, pour éviter de voir ce spectacle de désolation, optent pour la marche. Ils parcourent tout le trajet de plus de 3 km et de surcroît caractérisé par une montée soutenue, à pied.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O E B
Source : www.elwatan.com