Les eaux usées provenant des quartiers ouest de la ville se déversent dans le lit de l'oued Ghazaouana qui traverse la ville du sud au nord et forme une embouchure avec la mer.
Plusieurs projets d'envergure inscrits dans le cadre du quinquennat 2010/2014 et susceptibles de changer complètement le visage de la ville sont restés à l'état de simples études. Les pouvoirs publics semblent peu pressés de rendre son lustre à la cité des deux Frères qui, de par sa situation géographique et son potentiel économique, occupe pourtant une position stratégique dans la région. Des projets audacieux qui ont fait couler beaucoup d'encre mais les réalisations n'ont pas encore suivi. A commencer par le projet d'élargissement de l'entrée principale de la ville. Ce projet inscrit en 2009 n'a pas encore vu le jour.
L'entrée en question en forme d'entonnoir, et qui connaît de surcroît un énorme trafic de camions de gros tonnage, car elle donne directement sur le port, permet le passage d'un seul véhicule à la fois. Du coup, des embouteillages de plus en plus fréquents se forment quotidiennement au niveau de ce goulot d'étranglement causant parfois un grand désordre. Une situation qui pénalise grandement les automobilistes, notamment les camionneurs qui attendent parfois une quinzaine de minutes pour traverser ce point étroit qui provoque un tel engorgement. L'assainissement présente un énorme problème, car la ville est en forme de cuvette et la pente est très faible, mais jamais un règlement définitif n'a été envisagée alors que des solutions existent, selon les techniciens.
Insalubrité
Dès lors, tous les travaux effectués sur le réseau d'assainissement avec toutes les sommes d'argent qu'ils ont englouties restent provisoires. Et pour cause, les eaux usées provenant des quartiers ouest de la ville se déversent dans le lit de l'Oued Ghazaouana. Celui-ci traverse la ville du sud au nord et forme une embouchure avec la mer. Oued Ghazaouna est un autre projet qui reste à l'état de simple étude.
Le projet d'aménagement d'Oued Ghazaouana, tant attendu par les habitants, compte tenu de son importance et son impact sur l'environnement et pour lequel les pouvoirs publics ont consacré une enveloppe financière de 85 milliards de centimes, n'a pas encore vu le jour. Les travaux entamés en 2009 et qui ont concerné le curage d'une partie du lit de la rivière puis arrêtés pour des raisons inexpliquées, se sont avérés inutiles puisque, 3 ans après, l'oued est redevenu ce qu'il était avant : une décharge publique à ciel ouvert, un véritable réceptacle d'eaux usées et de toutes sortes de détritus qui y sont jetés. Quotidiennement, une odeur pestilentielle s'en dégage et des nuées de moustiques envahissent les cités avoisinantes, sans évoquer les risques de maladies d'origine hydrique qui ne sont pas à écartés.
D'autres projets, certes de moindre importance mais qui impactent grandement sur l'amélioration du cadre de vie des citoyens, ne sont pas encore concrétisés. Il s'agit, notamment, de l'aménagement de la cité Dahlia et la route d'El Mizab dont les travaux sont à l'arrêt.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O E B
Source : www.elwatan.com