Rachid Belhout a drivé pratiquement tous les grands clubs algériens avec pas mal de réussite. Arrivé il y a deux mois au CSC, il est parvenu à hisser cette équipe en demi-finale de la Coupe d'Algérie, mais sans parvenir à la faire décoller en championnat.
C'est un Belhout assez amer que nous avons rencontré et qui a promis de faire des révélations tonitruantes à la fin de la saison. En attendant, il s'exprime autrement.
Le Soir d'Algérie : Vous avez pris en main le CSC en pleine saison. Quel premier bilan pourriez- vous faire '
Rachid Belhout : On a gagné quelques matches en championnat et on a atteint les demi-finales de la Coupe d'Algérie après une belle victoire à Tlemcen en quarts de finale.
Justement, on dit que cette élimination en demi-finale face au CRB a laissé des traces.
Cela a un peu déstabilisé l'équipe. Bien sûr, on voulait jouer au 5-Juillet mais bon, je considère qu'on a été éliminés injustement. Pour en revenir à votre question, moi je suis arrivé à la fin du mois de février et je voulais apporter un plus. Disons que je suis satisfait en partie seulement et il y a eu aussi des impondérables.
Quels impondérables '
Je ne peux pas en parler pour le moment.
Vous avez exercé votre métier d'entraîneur en Tunisie également. Vous préférez entraîner dans ce pays ou en Algérie '
En Tunisie, avant la révolution, c'était très agréable d'être entraîneur. Il y avait du monde dans les stades et très peu de problèmes. Mais dès que la révolution a éclaté, tout a changé dans le milieu du football. C'est devenu difficile de travailler et c'est pour cela que je suis rentré en Algérie pour prendre en main la JSK.
Quel est votre sentiment sur ce qui se passe à la JSK avec ces comités anti-Hannachi '
Pour moi, la JSK avait une grande équipe cette saison, mais les gens auraient dû se réunir autour d'une table pour trouver des solutions en faveur de l'équipe et dans son intérêt uniquement.
Et vous êtes pour ou contre Hannachi '
Hannachi a toujours été très correct avec moi. Bien sûr, il y a eu quelques petits différends, mais sans plus. D'ailleurs, après la lourde défaite face au CRB, la saison dernière (7-1), il ne m'a jamais blâmé ou reproché quoi que ce soit. Je pense que ce n'est pas lui le problème de la JSK.
Après avoir drivé tous les grands clubs d'Algérie, votre souhait c'est de diriger l'EN un jour '
Tout entraîneur rêve de prendre en main la sélection nationale. Il y a eu un moment où le public réclamait ma nomination au sein de l'équipe nationale. Personnellement, j'aurai aimé donner un coup de main à Saâdane ou à Benchikha, d'autant plus qu'il y a de nombreux sélectionnés qui ont une mentalité européenne et sur ce point, j'aurai pu amener mon expérience.
Le championnat touche à sa fin. Quel sera votre avenir '
Je ne sais pas encore. Je ne peux pas vous le dire pour le moment. C'est l'inconnu.
Est-ce que vous pourriez rempiler au CSC '
Je vous le dis, pour le moment, il n'y a rien de précis ou de concret.
Quel est le meilleur joueur actuel de notre championnat '
Je dirai Djabou que j'ai connu à Sétif et c'est moi qui l'avais lancé avec d'autres jeunes.
Vous qui connaissez bien le foot européen, estce que Djabou peut réussir sur le Vieux continent '
Oui, il peut réussir, comme j'avais dit à l'époque, que Hadj Aïssa pourrait entamer une belle carrière en Europe. Bon, aujourd'hui, ce dernier est au Koweït et c'est dommage parce qu'il avait un potentiel physique étonnant et qui aurait pu lui permettre de s'imposer dans un championnat européen.
Pour conclure, êtes-vous satisfait de cette expérience constantinoise '
Attendez la fin de la saison et après j'aurai à révéler bien des vérités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H B
Source : www.lesoirdalgerie.com